Maroc

Accidents de la route : 24.686 permis suspendus en 2015

Le rôle de la justice dans l’amélioration de la sécurité routière, c’est le thème choisi pour la journée d’étude, organisée hier à Rabat par le ministère de la Justice, en collaboration avec le département de tutelle et le CNPAC. L’événement coïncide avec la célébration de la Journée nationale de la sécurité routière.

Aussi, le ministère du Transport et le CNPAC entament une nouvelle stratégie nationale, visant à diminuer drastiquement la mortalité sur les routes. Un fléau qui cause la mort de 3.600 personnes, avec un coût pour l’État de 16 MMDH, soit 2,5% du PIB. Ainsi, la stratégie 2016-2025 vise, principalement, à réduire le nombre de morts sur les routes à 1.900 d’ici 10 ans.


À moyen terme, cette stratégie prévoit de ramener le nombre de décès sur les routes à 2.800 en 2020, soit une réduction de 25% sur cinq ans. Dans cette perspective, la composante coercitive entre fortement en jeu impliquant une meilleure application des dispositions du Code la route. Dans ce sens, le rôle de la justice est primordial pour donner de la teneur aux lois et leur caractère dissuasif. Les missions du parquet général sont ainsi de premier ordre pour suivre l’action sur le terrain des officiers de la gendarmerie et de la sûreté nationale. Ainsi, pour mettre en harmonie les nouvelles exigences de la justice face à un domaine aussi complexe et sensible que la sécurité routière, la loi 52.05, portant Code de la route, a été amendée et complétée par le projet de loi 14.116.

Dans son intervention, Mustapha Ramid a souligné que l’année 2015 a connu 3.838 affaires liées à des accidents mortels. Le ministre de la Justice a ajouté que, grâce à un système informatisé, les dépassements de vitesse enregistrés par les radars fixes sont automatiquement transférés au parquet pour instruction. Une manière plus fluide de sanctionner le non-respect des dispositions du Code de la route, faisant une nette coupure avec la nonchalance connue jusqu’ici. Ainsi, le nombre des permis de conduire, suspendus judiciairement en 2015, a atteint 24.686 et 355 permis annulés. Pour renforcer la gouvernance judiciaire dans ce sens, plusieurs circulaires ont été adressées par le ministère aux juridictions concernées. 


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