Maroc

2015, l’année des fusions-acquisitions

4.600 milliards de dollars de fusions-acquisitions ont été annoncés, cette année, un record depuis 1980. Cette embellie a été portée essentiellement par les transactions supérieures à 5 milliards de dollars, qui ont bondi de 54%.


Le rebond du marché mondial des fusions-acquisitions ne se dément pas. Bien au contraire, avec 4.600 milliards de dollars de transactions annoncées, soit une envolée de 41% par rapport à l’an dernier, l’année 2015 représente un record depuis 1980 dans les «FUSAQ», rapporte le journal français, La Tribune. En réalité, il n’y pas eu plus de fusions-acquisitions en 2015 qu’en 2014, mais le nombre d’opérations supérieures à 5 milliards de dollars a grimpé de 54%. Ces douze derniers mois ont consacré le retour des «méga-deals», le plus colossal étant le rapprochement entre les géants américains de la pharmacie, Pfizer et Allergan, pour le plus grand opérateur du secteur. D’un montant de 191 milliards de dollars, selon la presse étrangère, cette fusion est l’une des plus importantes de l’histoire des entreprises, tout comme le mariage, à 120 milliards de dollars, entre les deux principaux brasseurs mondiaux, le belgo-brésilien, AB Inbev et le britannique, SABMiller. Dans la même veine, les américains, DuPont et Dow Chemicak, ont choisi de s’allier pour la bagatelle de 68 milliards de dollars pour donner naissance au numéro deux mondial de la chimie.

Les acquéreurs américains au devant de la scène
Autre record, celui des États-Unis, qui ont enregistré, cette année, 2.300 milliards de dollars de fusions-acquisitions, un montant qui représente la moitié du marché mondial. Viennent ensuite la région Asie-Pacifique, avec 1.000 milliards de dollars de transactions, soit 22% du marché mondial, puis l’Europe. Certes, le Vieux Continent pèse moins de 20% du marché mondial des fusions-acquisitions, mais, avec 880 milliards de dollars d’opérations annoncées en 2015, il signe son meilleur cru depuis la crise financière de 2008. Ansi L’Europe revient sur les écrans-radars des investisseurs, en particulier américains.

Goldman Sachs, toujours en tête du marché mondial
En 2015, la célèbre banque d’affaires américaine est demeurée à la «top list» du conseil en fusions-acquisitions dans le monde, avec 1.728 milliards de dollars d’opérations, d’après La Tribune, toujours. Ses compatriotes, Morgan Stanley et JPMorgan, s’octroient respectivement les deuxième et troisième places. Il est vrai que les trois banques américaines ont été de tous les «méga-deals», qu’il s’agisse du rapprochement entre Pfizer et Allergan, du mariage d’AB Inbev avec SABMiller, ou de la fusion entre Royal Dutch Shell et BG Group, la plus importante dans le secteur pétrolier depuis une dizaine d’années. En France aussi, Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan sont bien classées, toutes trois figurant dans le top 10 des conseils en fusions-acquisitions, cependant toujours dominé par BNP Paribas et ses 53 milliards de dollars de transactions.


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