Politique

PJD : le parti veut se reconstruire… dans l’opposition

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La formation politique tiendra un congrès extraordinaire, fin octobre, en vue de  désigner ses nouvelles instances dirigeantes.

Suite à la démission collective des membres dirigeants du PJD, consécutive à la défaite cinglante subie lors du scrutin du 8 septembre, son Conseil national a pris le relais du secrétariat général en vue d’entamer les préparatifs des futures élections internes. Plusieurs interventions ont insisté sur la nécessité de doter le parti d’une nouvelle élite dirigeante. Il a été décidé, dans ce cadre, de tenir un congrès extraordinaire, au mois d’octobre, en vue d’élire le futur secrétaire général. «Le parti se trouve devant un virage important qui requiert une coopération renforcée pour dépasser cette étape», a indiqué le secrétaire général sortant du parti, Saad-Eddine El Othmani, lors de son intervention durant la session extraordinaire du Conseil national du parti, lequel a donc, désormais, les deux pieds dans l’opposition.


Pour pallier le vide juridique prévalant actuellement, El Othmani continuera à assumer ses missions jusqu’à la tenue de la session extraordinaire du Conseil national, comme prévu par l’article 102 des statuts du parti, qui traverse une crise aigue, que ce soit en termes de représentativité au sein des instances élues, qu’au niveau de ses organes décisionnels. L’enjeu demeure, actuellement, de baliser le terrain devant la tenue du prochain congrès, dans l’optique de se doter «d’un nouveau dirigeant, et avec de nouvelles échéances», est-il indiqué.

Pour rappel, deux points ont été retenus à l’ordre du jour de la session extraordinaire du «Parlement» du PJD, à savoir la présentation d’un bilan des élections législatives et régionales et l’élection du comité qui sera chargé de présider le prochain congrès extraordinaire. Outre la perte de sa majorité parlementaire, le parti a aussi enregistré un recul considérable dans les conseils régionaux et communaux, perdant le contrôle de toutes les instances élues dans les grandes villes. Il s’agit, maintenant, d’élaborer une nouvelle feuille politique, qui tienne compte du positionnement du parti de la lampe dans l’opposition, et, également, de capitaliser sur les 10 années de gestion gouvernementale, en vue de se constituer en tant que véritable force de proposition, lors du prochain mandat.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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