Politique

Partis politiques : le début d’une crise interne au sein de l’UC

Un membre du bureau politique du parti du cheval appelle à la démission du secrétaire général, suite aux résultats décevants enregistrés lors des élections du 8 septembre.

La 7e position, obtenue par l’Union Constitutionnelle (UC), lors des élections législatives, n’a pas été digérée par certains membres dirigeants du parti, au point qu’un appel à la démission de son actuel secrétaire général, Mohammed Sajid, a été lancé par Ahmed Bena, membre du bureau politique et ancien député. Cette initiative se présente sous forme d’une lettre ouverte dans laquelle l’intéressé a soulevé plusieurs points.


Il estime que le parti du cheval, qui était présent dans la coalition gouvernementale sortante, connaît une régression inquiétante depuis 2015. Son appel se justifierait donc, selon lui, par «les résultats catastrophiques enregistrés à l’occasion des dernières élections, avec 19 sièges obtenus seulement, ce qui atteste du recul accusé par le parti durant le mandat de Mohammed Sajid».

L’argumentaire de l’ancien président du groupe parlementaire de l’UC à la Chambre des conseillers s’appuie, également, sur le fait que «13 sièges ont été remportés par des candidats qui n’ont pas bénéficié de l’accréditation du secrétaire général». Et d’ajouter qu’un précédent «appel qui a été émis, il y a huit mois, en vue d’anticiper la situation actuelle, n’a pas été écouté». Ses griefs concernent aussi les membres de la commission désignée pour superviser le déroulement des élections, sans citation, cependant, des noms des personnalités visées par cette demande de démission collective.

«Je lance un ultime appel pour que le dirigeant du parti assume sa responsabilité historique et politique», insiste Ahmed Bena, qui ne précise pas les modalités du renouvellement souhaité ni les mesures qu’il envisage de prendre en vue de rallier à sa cause d’autres dirigeants du parti. Toujours est-il que l’impact des résultats des élections législatives est durement ressenti au sein de cette formation, laquelle a encore perdu du terrain, avec un taux de couverture des circonscriptions électorales qui n’a pas excédé 69%. 

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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