Politique

Casablanca-Settat : la feuille de route des futurs chantiers

Pas moins de 41 points figuraient à l’ordre du jour de la session d’octobre du Conseil régional de Casablanca-Settat. La région vise le parachèvement des projets d’infrastructures jugés vitaux pour limiter l’impact de la Covid-19 sur l’économie régionale.

La session ordinaire d’octobre du Conseil régional de Casablanca-Settat a permis aux grands élus de la région de tracer la feuille de route des futurs chantiers. En effet, plusieurs conventions de partenariat ont eu l’aval des élus durant cette session, avec en tête de liste, les projets d’infrastructures routières. «Un vote unanime a été exprimé pour une dotation de 123 MDH pour trois routes nationales», indique le bilan de la session, qui ajoute aussi que le conseil a finalisé «une vision basée sur l’approche anticipative pour une gestion intégrée de l’eau». Les élus accordent un intérêt particulier aux besoins des populations au sein des zones rurales de la région, «essentiellement le renforcement des équipements de raccordement, qui devront bénéficier d’une dotation de 100MDH. Le projet adopté concerne les villes d’El Jadida, Settat et Sidi Bennour, et sera accompagné par la mise en place d’outils de contrôle de la pollution». À noter que les élus ont adopté un plan de soutien à l’accès à l’eau potable pour les zones rurales, qui s’étend jusqu’à 2023 et concerne 30 communes habitées par plus de 200.000 personnes. Ce programme dispose d’une dotation de 200 MDH et intègre aussi les villes de Benslimane et Mohammédia.


Le dispositif portant sur l’investissement
Pour que la région garde son seuil d’attractivité malgré le climat d’incertitude qui plane sur la relance économique, le conseil régional devra lancer une première expérience auprès des entreprises naissantes. Une enveloppe de 10 MDH sera consacrée à cette opération qui ciblera, dans un premier temps, 75 jeunes porteurs de projets innovants. Le conseil régional souhaite que ce programme contribue à l’amélioration de l’esprit d’entrepreneuriat des jeunes issus des pôles d’excellence universitaires, notamment dans les projets agricoles. Une résolution de l’instance délibérative du conseil concerne également la mise en place d’un centre régional chargé de l’accompagnement des PME et TPE naissantes dans le domaine de la technologie financière, «et d’exploiter l’expertise du pôle financier de Casablanca dans ce sens». Un mémorandum d’entente a été également signé entre la région et l’Union européenne, couvrant la période 2020-2022, dans l’objectif de «soutenir les entreprises qui respectent l’environnement».

Le volet social
Contexte oblige, ce sont évidemment les projets sanitaires qui ont focalisé l’attention des élus régionaux durant cette session d’octobre. Plusieurs conventions ont été adoptées avec une dotation de 15 MDH, en dehors de celles qui ont été affectées à la lutte contre la propagation de la Covid-19 dans la région. «Le conseil a prévu une dotation de 446 MDH pour l’équipement des hôpitaux et leur aménagement, ainsi que pour tous les projets à caractère prioritaire qui ont été lancés, notamment à Casablanca et Bouskoura.» Pour la lutte contre les inégalités spatiales, la session ordinaire a validé un montant de 800 MDH qui sera consacré à la réduction des inégalités entre les préfectures et les provinces de la région, et portant essentiellement sur l’éducation et la santé.

Une unanimité autour des projets sociaux

Les membres du conseil ont affiché leur unanimité quant à la mise à niveau des pôles sociaux de la région. Il s’agit d’accélérer la cadence de réalisation des deux plans qui s’étalent jusqu’à l’année 2025. Plusieurs conventions ont été, soit approuvées, soit remodelées. Pour rappel, les élus régionaux ont déjà approuvé le plan d’action triennal qui s’étend jusqu’en 2021 et qui couvre 184 projets. À l’issue de cette session, les critères pour bénéficier des programmes annuels et sectoriels en matière de requalification sociale, ainsi que des plans d’action annuels et des mécanismes destinés à réaliser des diagnostics et à assurer le suivi, l’évaluation des projets et leur audit, sont désormais clairs pour le conseil régional. Le renforcement des infrastructures, en termes de mobilité et de connexion entre les territoires, le développement des pôles urbains intégrés et l’aménagement, ainsi que l’amélioration de l’attractivité économique, tout en poursuivant les investissements dans les secteurs productifs, forment l’ossature des interventions projetées.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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