Politique

Bilan du gouvernement : les principaux chantiers des 100 premiers jours

Le bilan de l’Exécutif à l’issue de ses 100 premiers jours de mandat s’articule autour des mesures de la relance économique, et la généralisation de la couverture sociale ainsi que des réformes structurelles qui ont été définies par la loi de Finances 2022. 

L’investiture du nouveau gouvernement, présidé par Aziz Akhannouch, a été un moment crucial pour une série de chantiers considérés d’une importance capitale pour le processus du développement socio-économique du pays. La finalisation de la loi de Finances dans les délais constitutionnels était une des principales contraintes à gérer au lendemain de l’obtention du vote de confiance parlementaire par la nouvelle équipe de l’Exécutif. Le cadre budgétaire de l’année 2022 constitue, en effet, le premier jalon dans la mise en œuvre du programme du gouvernement qui s’est trouvée confortée par la forte assise parlementaire de la majorité au sein des deux chambres du Parlement, traduisant une forte homogénéité sous la coupole. Et s’il était question de lister les chantiers qui ont pu être enfin débloqués, se dresserait à leur tête l’élaboration de la charte de l’investissement. Une réforme attendue depuis près de deux décennies, qui a enfin pu se concrétiser afin de donner les outils nécessaires à sa réussite à la stratégie d’amélioration du climat des affaires.


Sur plus d’un front…
Au cours de ses 100 premiers jours d’exercice, la finalisation des décrets d’application afférents à la loi sur la couverture sociale a été l’une des grandes priorités de l’Exécutif. Un important effort réglementaire a été déployé dans ce sens, avec 11 décrets qui ont été adoptés en Conseil de gouvernement, sans oublier les arrêtés qui tracent le cadre réglementaire pour la généralisation progressive de la couverture sociale aux artisans, aux agriculteurs, aux conducteurs professionnels et aux auto-entrepreneurs, des catégories formant une large frange de la population cible de la loi. Le dossier de la couverture sociale a focalisé l’attention des départements ministériels concernés par le processus de collecte des données, ce qui a permis de lancer en décembre 2021 l’expérience pilote destinée au lancement du Registre national de la population.

Notons, par ailleurs, que dans le cadre des premières décisions qu’il a prises, le gouvernement a pu également renforcer les mécanismes de veille en vue d’atténuer l’impact de la crise sanitaire sur plusieurs catégories de salariés, essentiellement ceux travaillant dans le secteur du tourisme, et qui ont été inclus dans le champ de la reconduction des allocations pour cessation d’activité. Dans le même registre, la vocation sociale des orientations des politiques publiques depuis l’investiture du gouvernement a été renforcée via la hausse du budget des deux secteurs de l’éducation nationale et de la santé dans le cadre du budget de 2022. Ceci, en plus de la mise en place d’un nouveau cadre pour le déploiement des plans sectoriels au niveau régional. D’autre part, plusieurs leviers ont été prévus à partir de cette année 2022 pour renforcer le transfert des attributions en matière d’investissements au niveau régional, notamment pour les Centres régionaux d’investissement.

Dans ce volet, le gouvernement a pu éditer le décret qui fixe les critères d’évaluation des projets examinés, sans oublier que la commission des investissements a pu tenir jusqu’à présent 4 réunions qui ont validé une série de projets inscrits sous la coupole de la politique de la relance et de soutien à la création d’emplois. S’agissant de la réforme des établissements publics et celle de la fiscalité, le gouvernement s’est engagé à finaliser un agenda législatif qui permette une pleine activation des deux lois-cadres portant sur le secteur entrepreneurial public et la fiscalité.

La paix sociale sauvegardée

En dépit des fortes demandes qui ont été formulées par les syndicats pour engager rapidement un nouveau round de dialogue social, la paix sociale a été parmi les principaux faits marquants durant l’entame de ce mandat gouvernemental. En attendant les chiffres actualisés du dernier trimestre de l’année 2021, les grèves sectorielles ont touché uniquement deux secteurs clés que sont l’enseignement et la justice. Il est à souligner que les groupes des syndicats au sein de la chambre des conseillers ont formulé plusieurs demandes visant à la protection du pouvoir d’achat des ménages et des salariés. Pour rappel, la version finale de la loi sur les syndicats a été soumise à l’avis du Conseil économique, social et environnemental qui a formulé plusieurs pistes de réformes de cette législation, l’un des projets de loi prioritaires à avoir été examinés durant les 100 premiers jours du gouvernement.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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