Politique

Agadir/Qualité de vie : ce que révèle l’enquête de l’Istiqlal

Dans le cadre de l’enquête réalisée par l’inspection préfectorale du parti de l’Istiqlal à Agadir-Ida Outanane, 76,51% des personnes questionnées se déclarent mécontentes de leur qualité de vie contre 23,49% qui ont exprimé leur satisfaction. Le sondage a été effectué auprès de 10.872 habitants.

Le constat est sans appel : sur un échantillon de 10.872 habitants, sondés dans le cadre de l’enquête réalisée par l’inspection préfectorale du parti de l’Istiqlal à Agadir-Ida Outanane, 76,51% des personnes questionnées se sont déclarées insatisfaites de leur qualité de vie. Par contre, seulement 23,49% des personnes participants à ce sondage ont exprimé leur satisfaction de leur qualité de vie à travers la contribution des six sections du parti de l’Istiqlal dans le cadre de la collecte des données au niveau de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane. Au total, l’enquête a traité 50 indicateurs déterminants de la perception de la qualité de vie par les citoyens dans leur vécu. Ils sont essentiellement liés aux services communaux de proximité, la santé, l’enseignement, la sécurité, la propreté, l’éclairage public et bien d’autres…L’enquête est arrivée à sept principales conclusions.


Enseignement et santé : les critiques pleuvent
Premier résultat : entre 84 et 90% des personnes sondées sont insatisfaites de la qualité de l’accueil assuré aux patients dans le cadre du service sanitaire de santé fourni et les délais des rendez-vous accordés par les établissements de santé ainsi que la disponibilité des médicaments, les analyses médicales et la radiologie en plus de la disponibilité du corps médical et para-médical et la propreté des équipements hospitaliers. Ce n’est pas tout : près de 80% des personnes questionnées ont exprimé leur insatisfaction de la qualité des services d’enseignement scolaire, universitaire et de la formation professionnelle. Dans le détail, il s’agit essentiellement de l’offre des trois segments précités, mais aussi des conditions d’éducation et d’enseignement et la disponibilité des équipements et matériel didactique. Dans le détail, 75% ne sont pas satisfaites du nombre d’élèves par classe. À cela s’ajoutent, les conditions de déplacement et de transport des élèves et étudiants. Près des deux tiers ont exprimé leurs insatisfactions des services de transport scolaire et universitaire en plus de l’absence de sécurité dans l’environnement immédiat des établissements. S’agissant des services communaux, plus de 77% de l’échantillon ont affirmé leur mécontentement, notamment à l’égard des services de transport collectif et public (bus et taxis), la fluidité des déplacements urbains et la signalétique en plus de la problématique des parkings et l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. D’autres insatisfactions sont citées, notamment le manque de propreté, l’éclairage public en plus des espaces verts et la gestion des déchets ménagers et leur traitement au niveau de la décharge contrôlée ainsi que la qualité de l’eau potable et sa disponibilité, la facturation de l’électricité et les services d’assainissement, et bien d’autres.

L’administration pointée du doigt
L’autre constat qui résulte de ladite enquête, et qui n’est pas moindre : 86% de l’échantillon ont exprimé leur insatisfaction des services de sécurité et administratifs par rapport à l’octroi des documents et certificats administratifs ainsi que le sentiment de sécurité et la réponse instantanée à toute sollicitation citoyenne. S’agissant du climat des affaires et l’attractivité de l’investissement en plus de l’animation culturelle et sportive et l’identité architecturale, le taux d’insatisfaction a atteint 81%. En ce qui concerne le traitement des plaintes des citoyens et leur réception, l’enquête a conclu qu’il n’est pas à la hauteur des attentes des personnes sondées, avec un taux d’insatisfaction élevé, frôlant les 90% avec les services publics, et un pourcentage encore plus élevé pour les services communaux de la municipalité d’Agadir, avec un indicateur d’insatisfaction vis-à-vis des deux services, supérieur à 92%. Selon les résultats recueillis, le traitement des réclamations des citoyens et leur réception ne reflète pas l’interaction requise alors de l’accès à l’information constitue aussi un casse-tête à hauteur de 86% d’insatisfaction au niveau des administrations publiques et des services communaux et plus de 87% pour les organismes élus.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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