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Vers une réconciliation entre Moscou et Washington ?

Une première impression de «détente», c’est ce qui a été relevé à la capitale de la Finlande, Helsinki, à l’issue du premier sommet américano-russe depuis l’annexion de la Crimée en 2014.

Un grand évènement diplomatique ! C’est du moins ce que révèle l’attention accordée au Sommet américano-russe d’Helsinki : Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés en début d’après-midi dans le palais présidentiel dans la capitale de la Finlande. Si Vladimir Poutine, arrivé en milieu de journée après avoir assisté à Moscou à la finale de la Coupe du monde, n’a pas révélé ses intentions, le locataire de la Maison blanche a quant à lui salué le «très bon début» du sommet destiné à apaiser les relations tumultueuses entre les deux premières puissances. «Cela me fait très plaisir de vous rencontrer», avance Trump qui exprimait l’espoir d’aboutir à «une relation extraordinaire», martelant sa formule préférée : «Bien s’entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose». Et à Poutine de répondre : «Le temps est venu de parler de nos relations sur le fond».


Trump blâme les Etats-Unis et le FBI !

Après des heures de conversations, des journalistes présents sur place ont fait part de la satisfaction de Trump qui «pense que c’est un bon début, très bon début pour tout le monde». Peu avant la première poignée de main, il avait donné le ton dans un tweet pour le moins surprenant de la part d’un président américain. Il a attribué les mauvaises relations entre Washington et Moscou à ce qu’il a qualifié «d’années de stupidité de la part des Etats-Unis» et à la «chasse aux sorcières» menée selon lui par le FBI qui enquête sur l’interférence russe dans la présidentielle de 2016.

 

Torrey Taussig, de la Brookings Institution, voit dans ce tweet un « signe inquiétant ». Si les relations avec Moscou sont aussi mauvaises, rappelle-t-elle, c’est à cause de « l’attitude de Poutine en Ukraine et en Syrie, de l’interférence dans des élections démocratiques… et la liste est longue ».

La Syrie au cœur du sommet de Helsinki

La Syrie figurera en bonne place dans les débats. Le président américain est impatient de prendre ses distances avec ce conflit et de retirer les troupes américaines présentes sur place. La Russie, à l’inverse, présente militairement sur place depuis 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, entend plus que jamais y jouer les premiers rôles. Sur la Crimée, Trump entretient depuis plusieurs semaines l’ambiguïté, refusant d’exclure explicitement la reconnaissance de son annexion par la Russie.

Le sommet est la dernière étape d’un voyage d’une semaine en Europe au cours de laquelle le magnat de l’immobilier a tiré à boulets rouges sur ses alliés, notamment l’Allemagne…tout se tenant soigneusement à l’écart de toute critique à l’encontre du président russe.

Manifestement courroucé, le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé lundi Chinois, Russes et Américains à éviter « le conflit et le chaos ». «Nous sommes face aujourd’hui à un dilemme: soit jouer la confrontation avec des guerres douanières et des conflits comme en Ukraine et en Syrie, soit rechercher des solutions fondées sur des règles justes», a-t-il prévenu.

Autre sujet de discussion pour les présidents russe et américain: l’enquête menée, à Washington, par le procureur spécial Robert Mueller sur l’interférence russe en faveur de Trump dans la campagne présidentielle de 2016.

 

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