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Puigdemont est ses ex-ministres regagnent l’Espagne, mais…

Carles Puigdemont et quatre de ses ex-ministres régionaux regagneront enfin l’Espagne après la décision de la Cour suprême espagnole de retirer le mandat international émis contre eux.

Destitués lors des manifestations catalanes pour l’Indépendance, Carles Puigdemont et ses compagnons (Antonio Comin, Lluis Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsatí) ont décidé de revenir à la maison après avoir fui pour s’installer en Belgique depuis le 30 octobre dernier. 

Toutefois, si les mandats d’arrêt européens émis le 3 novembre ont bien été retirés, celui de l’Espagne est toujours maintenu par le juge d’instruction de la Cour suprême. Dans son ordonnance, le juge relève que les concernés «ont manifesté l’intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats électoraux en se portant candidats aux élections régionales» qui auront lieu le 21 décembre.

Une décision pour éviter le pire

Cette tolérance a pourtant titillé la curiosité et créé la surprise car survenant à près de dix jours (14 décembre) de la décision tant attendue de l’Espagne, et la Justice belge devant rendre sa décision sur l’extradition des cinq dirigeants catalans. Surtout que les avocats des concernés à Bruxelles avaient annoncé qu’«ils épuiseraient toutes les voies de recours pour rester en Belgique, au moins au-delà du 21 décembre ». En substance, il est à noter que douze des treize membres du gouvernement catalan déchu sont candidats aux élections, dont Puigdemont et Junqueras, qui rivalisent désormais pour la direction du camp indépendantiste.

C’est donc par peur que la justice belge retienne davantage tous les chefs d’inculpation qui ont un poids sur l’ensemble des dirigeants indépendantistes qui ont préparé la sécession manquée de la Catalogne.

Cela s’explique par la volonté du juge d’instruction qui dit vouloir «éviter une «distorsion substantielle» dans le traitement judiciaire des mis en examen, car ceux qui sont restés en Espagne risqueraient plus que ceux qui ont quitté le pays».

Sur la voie de la réconciliation ?

Pour expliciter davantage cette décision, le magistrat Pablo Llarena a fait usage de l’argument que voici: «la situation avait changé car M. Puigdemont ainsi qu’Antonio Comin, Lluis Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsatí ont manifesté l’intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats électoraux en se portant candidats aux élections».

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