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Prix Nobel de médecine : trois lauréats primés

Les trois nouveaux lauréats ont fait des découvertes majeures qui ont conduit à l’identification du virus de l’hépatite C.

Trois lauréats se sont vus décerner, ex-æquo, le Prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur l’hépatite C. L’Assemblée Nobel de l’Institut Karolinska à Stockholm, organe qui attribue cette prestigieuse distinction, a expliqué à ce titre : «Le prix Nobel de cette année est décerné à trois scientifiques qui ont apporté une contribution décisive à la lutte contre l’hépatite à diffusion hématogène, un problème de santé mondial majeur qui cause la cirrhose et le cancer du foie chez des personnes du monde entier». Les trois nouveaux lauréats, souligne la même source, ont fait des découvertes majeures qui ont conduit à l’identification d’un nouveau virus : celui de l’hépatite C. Avant leurs travaux, la découverte des virus de l’hépatite A et B avaitconstitué un grand pas en avant, mais la majorité des cas d’hépatite à diffusion hématogène restaient inexpliqués. Quant à la découverte du virus de l’hépatite C, elle a révélé la cause des autres cas d’hépatite chronique et a rendu possibles des analyses de sang et de nouveaux médicaments qui ont sauvé des millions de vies. Né à New York, Harvey J. Alter a obtenu son diplôme de médecine à la faculté de médecine de l’université de Rochester et a suivi une formation en médecine interne au Strong Memorial Hospital et dans les hôpitaux universitaires de Seattle. En 1961, il rejoint les National Institutes of Health (NIH) en tant qu’associé clinique. Il a passé plusieurs années à l’université de Georgetown avant de retourner au NIH en 1969 pour rejoindre le Département de médecine transfusionnelle du centre clinique en tant que chercheur principal. Quant à Michael Houghton, né au Royaume-Uni, c’est en 1977 qu’il obtient son doctorat au King’s College de Londres. Il a rejoint la GD Searle & Company puis la Chiron Corporation à Emeryville (Californie) en 1982. Il a ensuite opté pour l’université de l’Alberta en 2010. Il y est titulaire de la Canada Excellence Research Chair in Virology, professeur au département de la la microbiologie médicale et immunologie, et directeur de l’Institut de virologie appliquée Li Ka Shing. Pour sa part, Charles M. Rice, né à Sacramento, obtient son doctorat en 1981 au California Institute of Technology, où il a également suivi une formation postdoctorale entre 1981 et 1985. Il a créé son groupe de recherche à la Washington University School of Medicine (St Louis) en 1986 et est devenu professeur ordinaire en 1995. Depuis 2001, il est professeur à la Rockefeller University de New York. De 2001 à 2018, il a été directeur scientifique et exécutif du Centre pour l’étude de l’hépatite C au sein de cet établissement où il est encore actif. Pour rappel, le Prix Nobel de médecine a été décerné l’année dernière aux Américains William Kaelin et Gregg Semenza, ainsi qu’au Britannique Peter Ratcliffe, spécialistes de l’impact de l’oxygène sur les cellules. L’édition 2020 des Nobel se poursuivra mardi avec la remise du prix de physique, et mercredi celui de chimie. Quant au prix Nobel de la paix, il sera dévoilé vendredi. 


Mariama Ndoye / Les Inspirations Éco

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