Monde

La grippe empêche Bouteflika de recevoir Ben Salmane

 

Nombreux ont été les observateurs à se poser la question suivante: Abdelaziz Bouteflika recevra-t-il Mohammed Ben Salmane durant l’escale algérienne du souverain saoudien? 

Les analystes en voulaient pour cause, l’état de santé du président algérien qui inquiète une large frange de l’opinion internationale. 

D’ailleurs, lundi matin suite à l’arrivée du roi saoudien à Alger, c’est Ahmed Ouyahia qui le recevait à l’aéroport Houari Boumediene d’Alger, accompagné de plusieurs membres du gouvernement. 

Au Palais de la Mouradia, pourtant, ce n’est point la mobilité réduite du président algérien qui sera présentée pour expliquer l’absence de Bouteflika, ni comme expliqué dans un communiqué antérieur le fait que son état lui permettait quelque « deux heures de lucidité par jour ». L’explication donnée est que:  « Alité du fait d’une grippe aiguë, Son excellence, Monsieur le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’a pu recevoir, comme prévu, le Prince héritier d’Arabie Saoudite, Son excellence Mohamed Ben Salmane, en visite de travail en Algérie », précise la même source. 

« Devant cet empêchement, l’illustre invité a formulé ses meilleurs vœux de prompt rétablissement pour le chef de l’État », ajoute le communiqué.

Comptant une importante délégation, la tournée du prince héritier est effectuée sur « instruction » de son père le roi Salmane, dans le cadre de la «consolidation des relations fraternelles et historiques qui lient les deux pays et peuples frères, en plus des derniers développements régionaux, arabes et internationaux».

L’état de santé de Bouteflika, 81 ans, fait l’objet de nombreuses spéculations depuis qu’il a été victime en 2013 d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a considérablement réduit sa mobilité et son élocution.

Il sort depuis rarement de sa résidence médicalisée de Zeralda, ne s’exprime plus en public et reçoit peu de dignitaires étrangers.

En février 2017, une visite de la chancelière allemande Angela Merkel avait été reportée à la dernière minute en raison d’une « bronchite aiguë » du président algérien. Merkel s’est finalement rendue en Algérie en septembre dernier et a été reçue par Bouteflika.

Le président algérien, au pouvoir depuis 1999, est apparu le 1er novembre à la télévision, déposant une gerbe sur la tombe des « martyrs » de la guerre d’indépendance d’Algérie (1954-1962), à l’occasion du 64e anniversaire de son déclenchement.

Lions de l’Atlas : Comment Walid Regragui a métamorphosé l’équipe ?



Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page