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À quai depuis un mois à Marseille, l’Aquarius peut enfin reprendre la mer

Le navire avait provoqué de vives critiques en juin suite au refus de Malte et de l’Italie de l’accueillir. Il avait pu accoster en Espagne le 17 juin dernier avec les 630 migrants qu’il transportait avant une escale technique d’un mois à Marseille (France). Après quoi il est autorisé à repartir en mer ce 1er août à 17 heures, après un long périple, annonce l’AFP.

L’agence fait observer en effet, que «dans la nuit du 9 au 10 juin, l’Aquarius […] s’était vu refuser l’accès à Malte et en Italie, le nouveau ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, chef du parti d’extrême droite La Ligue, ayant refusé d’ouvrir ses ports au bateau. L’odyssée du navire s’était achevée le 17 juin dans le port espagnol de Valence, après une proposition d’accueil du nouveau président du gouvernement espagnol, le social-démocrate Pedro Sanchez».


Initialement prévue pour durer seulement quelques jours, l’escale technique du navire avait été prolongée pour «comprendre ce qui se passe» au niveau européen, avaient expliqué les responsables de l’ONG fin juin.

Quant à la France, elle avait était vivement critiquée «pour ne pas avoir proposé d’ouvrir ses ports aux navires en détresse, au nom de la règle de droit maritime voulant qu’ils accostent dans le port sûr le plus proche». D’où le choix ensuite d’accueillir ces migrants pouvant prétendre au statut de réfugiés, 78 d’entre eux sont arrivés finalement en France.

Pour rappel, l’ONG SOS Méditerranée est née il y a tout juste deux ans dans la cité phocéenne et œuvre entièrement en faveur des migrants en les secourant en mer. D’après les données communiquées, l’ONG déclare «avoir secouru plus de 29.000 migrants en vingt-huit mois d’activité -soit 10% à peine des 290.000 personnes secourues par les autres navires dans la zone sur la même période».

«En dépit du durcissement du contexte opérationnel observé ces derniers mois, compliquant considérablement la tenue des interventions humanitaires en Mer Méditerranée, les équipes de SOS Méditerranée restent convaincues qu’aucune alternative n’existe au sauvetage de vies en détresse en mer. Selon ce principe, ancré dans la tradition maritime, il est du devoir de tout marin de ne laisser personne mourir en mer», a expliqué l’ONG dans un communiqué.

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