Culture

Leïla Slimani présente à Paris son roman «Chanson douce»

L’écrivaine marocaine Leïla Slimani a présenté, mercredi soir à Paris, son roman «Chanson douce» qui a obtenu le prix Goncourt 2016. Dans ce roman, Leïla Slimani raconte l’histoire de Myriam, mère de deux jeunes enfants, qui décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats.

Le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer jusqu’au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est une époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. S’exprimant lors de cette rencontre, initiée dans le cadre des «Mercredis de l’Ambassade du Maroc en France», Leïla Slimani a expliqué que son roman jette la lumière sur un personnage de l’ombre, en l’occurrence les nourrisses, «des femmes qui consacrent leurs vies à élever des enfants qui ne sont pas les leurs», évoquant les rapports parfois «conflictuels» et l’ambigüité des relations avec les familles de ses enfants et notamment avec les mamans. Leïla Slimani a par ailleurs indiqué qu’elle a été très émue lorsqu’elle a remporté le prix Goncourt 2016, évoquant un sentiment de surprise immense. Née à Rabat, Leïla Slimani est diplômée de sciences-Po Paris et de l’École supérieure de commerce de Paris. Après des expériences dans le cinéma et le théâtre, elle devient journaliste à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2008. Pendant quatre ans, son travail de reporter lui permet d’assouvir sa passion pour les voyages, les rencontres et la découverte du monde. En 2014, elle a publié son premier roman chez Gallimard : «Dans les Jardins de l’ogre» qui obtient le prix de la Mamounia. Elle a également publié «La baie de Dakhla : itinérance enchantée entre mer et désert» (Malika Éditions, Casablanca 2013) et «Le diable est dans les détails» (L’Aube, 2016).

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