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Transition énergétique : quel mix-énergétique faut-il pour le Maroc ?

La Fédération de l’énergie a organisé sa 15e conférence annuelle, lundi 14 mars, sur le thème «Transition énergétique : Bilan d’étape et perspectives 2035». Au-delà du bilan d’étape qui a été tiré à cette occasion, les différents intervenants ont esquissé des perspectives où les énergies renouvelables devront fortement monter en puissance dans le futur mix-énergétique du Royaume, qui ne pourra malheureusement pas se passer du charbon et du gaz naturel. Les détails.

La 15e conférence annuelle de la Fédération de l’énergie, tenue, hier, lundi 14 mars, à Rabat, a refusé du monde. Au-delà du fait qu’il s’agisse de l’un des premiers événements d’ampleur et de retrouvaille des acteurs nationaux et internationaux de l’écosystème de l’énergie, qui se tient dans un contexte particulier marqué par de fortes tensions inflationnistes induites par la hausse des prix des matières premières (pétrole, gaz, nickel, blé, etc.), après une longue suspension des rencontres imposée par la gestion de la crise sanitaire, le thème de la conférence «Transition énergétique: Bilan d’étape et perspectives 2035» suffisait à lui seul à drainer l’affluence.

En effet, pour la première fois, depuis 2015, à l’occasion de la COP21, organisée à Paris, où le Royaume s’est engagé, par la voix du Roi Mohammed VI, dans une stratégie de transition énergétique, jamais un bilan de cette transition énergétique n’a été dressé au niveau national.

La conférence était donc, d’abord, l’occasion de faire l’état des lieux sur ce qui est, actuellement, l’épine dorsale du développement durable partout dans le monde. Comme l’a souligné Rachid Idrissi Kaïtouni, président de la Fédération de l’énergie à l’ouverture de la conférence, «la transition énergétique n’est pas une option, ni un luxe pour un pays comme le Maroc, elle est plutôt un impératif urgent sur lequel le Royaume doit compter pour garder son attractivité, notamment en montant en gamme dans l’intégration des technologies et des services dans le cadre du respect des principes de la durabilité».

Un état des lieux encourageant
Poursuivant son propos, Kaïtouni a ensuite ajouté que «la transition énergétique est maintenant au centre des stratégies de la relance post-Covid pour répondre à la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique. Elle a le double objectif d’avantager la production locale et le transport des personnes et des marchandises avec une faible empreinte carbone.

Dans ce contexte, il nous incombe aujourd’hui de faire le bilan de l’action menée depuis 2009 et de participer à l’élaboration d’une stratégie renouvelée pour accélérer la transition énergétique». Oui, accélérer la transition énergétique, c’est de cela qu’il s’agit, mais, auparavant, il faut voir ce qui a été déjà fait et bien fait. D’abord, les participants ont tous plébiscité le Maroc pour son positionnement stratégique dans la transition énergétique, grâce à la vision éclairée de son Souverain.

Ensuite, ils ont tous indiqué qu’il faut désormais accélérer la production d’électricité à partir de sources renouvelables (solaire, éolienne et hydraulique). Et sur ce plan-là, le Maroc accuse du retard, puisqu’à fin 2020, il était à 37% de capacité installée dans les énergies renouvelables dans la production d’électricité, contre 42% initialement prévus, soit un gap de 5% à combler et à dépasser au plus vite.

Aziz Diouf / Les Inspirations ÉCO

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