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Transformation digitale : à quand un cadre législatif ? (VIDEO)

Les institutionnels tablent sur une digitalisation totale de l’administration dans un horizon de 5 ans. Il faudra, auparavant, instaurer le cadre règlementaire nécessaire pour assurer la transition. 

C’est la charrue avant les bœufs ! Penser à une stratégie digitale avant même d’instaurer un cadre réglementaire qui légifère cette transition. Amine Mounir Alaoui, président de la Commission chargée de la société du savoir et de l’information au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESE), vient en remettre une couche lors de la 1re édition du Forum de la transition digitale, organisée conjointement avec Orange, Huawei et Finatech. Certes l’initiative est louable, mais les professionnels s’accordent à dire qu’il y a encore du chemin à parcourir. Un constat corroboré par le département de la transition digitale.


En effet, bien que des avancées sectorielles aient été réalisées en matière de digitalisation, l’e-service en pâtit davantage. Lors de son allocution, le Secrétaire général du ministère de tutelle a pointé du doigt le retard accusé, notamment en ce qui concerne les services administratifs dont la qualité de la prestation demeure en deçà des attentes, et ce, malgré les efforts consentis.

En outre, en termes d’infrastructures numériques, le Maroc arrive à se positionner sur le continent, mais reste à la traîne en matière de haut débit. Rappelons que la 5G n’a toujours pas fait son entrée, faute de législation, quoique les opérateurs affirment être prêts. Toutefois, les institutionnels demeurent optimistes et tablent sur une digitalisation totale de l’administration dans un horizon de 5 ans.

Et pour ce faire, une politique relative à la mise à niveau de l’écosystème numérique est en gestation. Une stratégie qui permet ainsi de consolider les acquis et de promouvoir l’innovation de l’économie numérique et l’intelligence artificielle dont le développement contribuerait à faire grimper la croissance économique. Même son de cloche du côté de l’Ausim qui qualifie le digital de bouée de sauvetage susceptible de générer de la devise et de créer de l’emploi.

Hicham Chiguer, président de l’Associations des utilisateurs des systèmes d’information au MAroc (Ausim), a déclaré que les entreprises qui utilisent des algorithmes verront leurs chiffres d’affaires grimper de façon considérable, d’où l’intérêt de créer de nouveaux business models. Un challenge que, notamment, les industries devraient relever surtout que le contexte actuel est en plein mouvance.

Dans le même sillage, le CESE incite à se doter d’une stratégie industrielle dans l’objectif de se transformer en fournisseur de solutions. Il recommande également d’opter pour un plan national qui permet de réduire la fracture numérique au niveau du tissu entrepreneurial. Un écart qui prohibe l’évolution numérique, selon le conseil. Le développement de la data n’est pas en reste.

Les recommandations du CESE insistent sur l’importance de miser sur le déploiement de data centers souverains nationaux et régionaux en s’appuyant sur les partenariats publics-privés. Et la liste est loin d’être exhaustive. Dans un autre registre, l’événement a été marqué par la signature d’un protocole d’entente entre les différents partenaires dans le but de mettre en place des actions à même d’encourager et de booster la transformation numérique.

Dans ce sens, des programmes spécifiques seront dévoilés ultérieurement. Une autre convention a été actée entre Orange et Huawei. Cette dernière porte sur le développement des compétences à travers la mise en place de programmes de formation.

Maryam Ouazani / Les Inspirations ÉCO


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