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Traçabilité animale : L’ONSSA veut externaliser son système d’identification

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Une étude de faisabilité de l’externalisation de la gestion des opérations d’identification et de traçabilité animales est en cours de mise en place par l’ONSSA. Il s’agit essentiellement d’étudier l’opportunité de l’externalisation du système dans le contexte marocain en précisant les avantages, les contraintes et les retombées économiques relatives à l’externalisation.


Le système national d’identification et de traçabilité animale (SNIT) atteindrait-il ses limites ? L’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) vient de lancer une étude pour l’externalisation de la gestion des opérations d’identification et de traçabilité animales. L’identification généralisée du cheptel est inscrite comme une priorité afin d’asseoir un système de contrôle sanitaire efficace et pérenne et garantir la sécurité sanitaire des produits alimentaires. Dans ce sens, le SNIT, dans sa première phase de déploiement, a ciblé l’identification des bovins et des camelins. Dans une deuxième phase, les ovins et les caprins seront impliqués dans ce programme. L’objectif visé à travers l’appel d’offres qui vient d’être lancé par l’ONSSA étant l’étude de faisabilité de l’externalisation de la gestion des opérations d’identification et de traçabilité animales. Il s’agit essentiellement d’étudier l’opportunité de l’externalisation du SNIT dans le contexte marocain en précisant les avantages, les contraintes et les retombées économiques relatives à l’externalisation du système. L’étude livrée devra d’ailleurs proposer au moins deux scénarii d’externalisation adaptés au contexte de l’élevage marocain.

Benchmark
Ces scenarii doivent d’ailleurs préciser les modes d’engagement possibles entre l’ONSSA et les organismes délégués et élaborer un modèle des modalités de délégation, ainsi que les engagements des deux parties. Une étude de benchmark d’au moins deux pays est également prévue. L’ONSSA entend s’inspirer du modèle français, italien ou autrichien. Des visites sur les lieux et des rencontres avec les autorités compétentes officielles et les organismes de ces pays sont prévues. Sur cette base, l’étude permettra de décliner des mesures d’accompagnement nécessaires pour garantir la pérennité et l’efficacité du système d’identification et de traçabilité et aussi la sécurité de la base de données nationale.

Dans ce sens, le prestataire est tenu de livrer une étude de la réglementation nationale en la matière et la proposition d’amélioration. Il sera également chargé d’étudier les mesures permettant une meilleure gestion de l’externalisation du système d’identification animale et de la traçabilité des mouvements des animaux (conditions d’accès aux abattoirs et aux marchés bestiaux, conditions de déplacement…). Enfin, le livrable devrait également comporter une étude des sources de financement des opérations inhérentes à l’identification ainsi qu’à la traçabilité dans le but d’assurer leur pérennité et leur efficacité. Le système d’identification de l’ONSSA tel qu’appliqué actuellement permet d’apposer deux boucles sur chaque animal identifié.

Le lecteur électronique de la boucle électronique permet de relever instantanément les informations sur le cheptel. Le SNIT permet également le transfert des données et l’édition de documents d’identification d’accompagnement des bovins/camelins et de tenir un registre de l’élevage. L’élevage au Maroc assure 38% du chiffre d’affaires du secteur agricole, 60% des emplois de l’agriculture et contribue à la garantie de la sécurité alimentaire du pays à hauteur de 87%, 98% et 100% de la demande respectivement en lait, viandes rouges et viandes blanches. La stratégie arrêtée pour les filières animales, dans le cadre de Plan Maroc vert ambitionne des objectifs de développement en termes de quantité, qualité et prix. Le patrimoine animal objet de l’identification est estimé à environ 3,2 millions de bovins, 19,2 millions d’ovins, 6,14 millions de caprins et près de 190.000 dromadaires. 

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