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Rabat. Green Talk Africa : l’UE démarre ses consultations pour le Green Deal

Les représentations régionales de la BEI en Afrique, la présidence portugaise de l’UE et ses délégations organisent, depuis le mois de mars, des ateliers régionaux pour discuter des meilleures pratiques d’investissement durable dans le monde et en Afrique. C’est dans ce cadre que s’est tenu un «Green Talk», jeudi dernier à Rabat. Objectif : préparer la mise en œuvre du Green Deal.

C’est parti pour le Green Deal européen en Afrique ! En effet, l’Union européenne (UE) a officiellement commencé à consulter les pays africains sur la manière avec laquelle ils pourront nouer, ensemble, des partenariats gagnant-gagnant pour faire avancer leurs programmes respectifs de transition énergétique et de développement durable. Au Maroc, l’UE a choisi, pour commencer, de cibler les projets d’efficacité énergétique et plus particulièrement ceux dans le secteur du bâtiment. C’est dans ce cadre que Rabat a abrité, jeudi dernier, un «Green Talk» virtuel sur l’efficacité énergétique dans le logement social et les bâtiments publics. L’atelier a notamment abordé la question de l’efficacité énergétique dans le secteur du logement social et des bâtiments publics, ainsi que les défis et les opportunités liés à l’utilisation de mécanismes financiers, d’un cadre législatif et de politiques appropriés pour promouvoir l’énergie durable. Il s’est, en outre, concentré sur des études de cas et les meilleures pratiques susceptibles d’accroître l’efficacité énergétique dans les logements sociaux et les bâtiments publics.


Plusieurs «Green Talks» tenus en Afrique
À l’instar des autres «Green Talks», qui ont également eu lieu dans d’autres capitales africaines (exemples : le 30 mars : Agriculture climato-intelligente à Harare au Zimbabwe; le 5 avril : Durabilité de l’eau et océans propres au Caire en Égypte ; le 15 avril : La mobilité électrique à Praia au Cap-Vert), les conclusions et recommandations de l’atelier de Rabat seront plus amplement discutées et entérinées le 23 avril prochain à Lisbonne. Ce sera notamment lors du forum de haut niveau sur les investissements verts UE-Afrique, qui y sera organisé conjointement par la présidence portugaise de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI). Ce forum en ligne de haut niveau réunira des personnalités gouvernementales, des chefs d’entreprises, des représentants d’institutions financières internationales et de développement ainsi que des universitaires. Ce sera l’occasion de connaître les points de vue des secteurs public et privé sur le développement durable et l’investissement vert en Afrique. Des expériences, approches innovantes et opportunités pour mobiliser des capitaux privés et publics en faveur de la transition verte en Afrique y seront également partagées, dont la manière avec laquelle les modèles commerciaux verts et durables peuvent être rentables, créer des emplois et générer de la richesse tout en contribuant à la réalisation des objectifs climatiques mondiaux. Au niveau de l’animation, les sujets abordés porteront sur le rôle de l’Union européenne et de ses États membres dans la lutte contre le changement climatique dans le monde, en particulier en Afrique, comment les institutions financières internationales relèvent ce défi grâce à des instruments ciblés, innovants et à une sensibilisation accrue et comment les modèles du secteur privé évoluent pour devenir plus verts et plus durables.

Même l’Union africaine est impliquée
À signaler que, dans le cadre des préparatifs de ce forum de haut niveau, un focus virtuel a été également organisé vendredi dernier. Axé sur le thème «Accélérer le partenariat UE-Afrique pour la transition vers l’énergie verte en Afrique», cette table ronde en ligne a connu la participation de représentants de haut niveau de la Commission européenne (Augusto Santos Silva, ministre des Affaires étrangères du Portugal et Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne) et de la Commission de l’Union africaine (Amani Abou-Zeid, commissaire de l’Union africaine aux infrastructures et à l’énergie), de banques de développement et de PDG du secteur privé. Ces derniers ont notamment discuté de la transformation rapide de l’énergie verte en Afrique et de la manière avec laquelle ils peuvent contribuer à combler le déficit énergétique sur le continent. Signalons que ces «Green Talks» et le forum de haut niveau de Lisbonne visent à réaliser le Green Deal européen, mis en place par l’Union européenne pour assurer la neutralité climatique de ses 27 États membres à l’horizon 2050. Pour ce faire, l’union a besoin de développer un marché carbone hors de ses frontières.
Et dans son voisinage immédiat, le Maroc serait le grand favori (cf. www.leseco.ma).

Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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