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Pollution des ménages : comment va-t-on lutter contre l’extension des décharges sauvages

La feuille de route pour la période 2021-2024 se base essentiellement sur la généralisation des plans directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés pour toutes les préfectures et provinces.

La lutte contre les décharges incontrôlées devra franchir un nouveau cap durant les 3 prochaines années, avec une batterie de mesures destinées à accélérer le processus de démarrage des nouvelles décharges, dans un cadre qui permet aux collectivités territoriales de tracer des plans communaux et régionaux qui prennent en compte la dimension environnementale vitale de la réhabilitation des décharges sauvages. C’est ce qui ressort du dernier bilan gouvernemental pour ce segment crucial pour la lutte contre la pollution ménagère ainsi que pour améliorer le cadre de vie au sein des grandes villes du pays. Le plan d’action pour la période 2021-2024 cible principalement 47 décharges sauvages qui posent toujours problème au sein de plusieurs grandes villes, sachant que le domaine de la gestion des décharges nécessite une grande convergence entre les multiples décideurs, notamment en raison de l’incapacité des collectivités territoriales à gérer seules ce dossier. Il faut dire aussi qu’en dépit des contraintes persistantes, plusieurs collectivités situées au sein de plusieurs régions ont réussi à transformer ces décharges en espaces verts.


A noter que la réhabilitation et fermeture des décharges sauvages bénéficie annuellement de prés de 7%  du budget alloué aux projets conçus conjointement avec les communes, de même que les projets qui font l’objet d’un financement conjoint entre l’Etat et les collectivités territoriales devront obligatoirement présenter un plan d’action qui vise essentiellement à l’amélioration des conditions sanitaires et de travail des chiffonniers des décharges, tout en respectant les modalités techniques et les normes validées par le cahier des charges. De son côté, le bilan d’étape du programme de généralisation des centres d’enfouissement et de valorisation (CEV) montre que le taux de réalisation a atteint 63%, avec 53 décharges qui ont été jusqu’à présent intégrées au circuit légal de la collecte des déchets managers.

Les statistiques remises aux parlementaires montrent aussi que les communes produisent prés de 80% des déchets ménagers, ce qui pose d’énormes entraves devant la mise en œuvre effective des exigences sanitaires et environnementale. Ceci impacte toujours de manière négative le taux de recyclage, qui n’arrive pas à dépasser 20%, au moment ou la réalisation des centres  de valorisation au profit de tous les centres urbains devra atteindre 100%, avant la fin de l’année 2021. D’autres indicateurs montrent que le taux de traitement des déchets dans les centres d’enfouissement et de valorisation et les décharges contrôlées dépasse actuellement 62%  du total des déchets produits, de même que durant les deux dernières années ce sont 17 centres d’enfouissement et de valorisation qui ont été réalisés. Pour rappel, l’objectif avant la fin de cette année 2021 est d’accélérer la cadence de réalisation des projets envisagés, compte tenu des plans directeurs provinciaux de gestion des déchets ménagers.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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