Éco-Business

Maroc-Togo : Coup d’accélérateur aux échanges économiques

Un séminaire a été organisé à cet effet par l’ambassade du Togo, le groupe HESTIM et l’ASMEX. Entre autres pistes d’investissements ont été mis en avant l’agriculture, la logistique et le BTP.


Donner un coup d’accélérateur aux échanges entre le Maroc et le Togo. Tel est l’objectif du séminaire organisé par l’ambassade du Togo au Maroc, l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et le groupe Hestim (Hautes études des sciences et techniques de l’ingénierie et de management) lundi dernier. Placér sous le thème «Doing business with Togo», la rencontre, a réuni plusieurs officiels togolais et investisseurs marocains et a permis de faire un état des lieux des échanges entre les deux pays et d’émettre des pistes pour renforcer leur coopération économique.

S’agissant du premier point, le constat a été unanime: bien que la coopération entre le Maroc et le Togo existe de longue date, les échanges entre les deux pays restent bien en dessous de leur potentiel. Un constat que le représentant du ministre du Commerce, de l’investissement et de l’économie numérique a illustré au moyen de chiffres évocateurs. «En 2010, les échanges entre les deux pays étaient évalués à 35 millions de dollars, et sont actuellement de 78 millions de dollars», a indiqué le représentant du ministre. Koudjo Adanou, chargé d’affaires de l’ambassade du Togo, a rappelé que le Maroc représentait 2,26% des exportations du Togo et 19% de ses exportations en 2015, notant que le royaume est le 21e partenaire commercial du Togo et que ce dernier pointe à la 48e place parmi les partenaires du Maroc. Un tableau peu reluisant quand on sait que 45% des investissements du Maroc vont dans le continent et que le royaume est le premier investisseur en Afrique de l’Ouest et le 2e à l’échelle du continent. «La structure des échanges mérite d’être développée», a souhaité le représentant du ministre. Un avis partagé par Germain Essohounan Meba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), qui est à cet effet revenu sur les opportunités qu’offre son pays aux investisseurs marocains. Il a notamment égrené les secteurs à fort potentiel de croissance au Togo, dont l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche, le BTP, la pharmacie et parapharmacie, les énergies renouvelables, l’informatique, les télécommunications, la logistique, les transports, la mécanique industrielle et la métallurgie. Des secteurs où, selon Meba, l’expertise du Maroc n’est plus à démontrer. À ce sujet, il faut souligner que l’agriculture à elle seule emploie 70% de la population togolaise.

Par ailleurs, le pays a mené des études de faisabilité de nombreux projets pour lesquels il sollicite des investissements étrangers dont la mise en place d’agropoles, la modernisation du quai minéralier de Lomé et l’autoroute du Nord au Sud du pays. 


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