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Maroc-Jordanie : La coopération prend un nouvel élan

Le roi de Jordanie sera en visite au Maroc du 22 au 24 mars. Cette visite entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux royaumes, liés par l’Accord d’Agadir. La balance commerciale entre les deux pays est excédentaire.


Du 22 au 24 mars, le roi Abdallah II de Jordanie effectue une visite officielle au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI. Selon un communiqué du ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie, «cette visite illustre la qualité des relations bilatérales fondées sur un partenariat solide, à la faveur de la volonté commune de consolider les relations existant entre les deux pays». Ces relations bilatérales, dont les deux conventions majeures, l’Accords d’Agadir (AA) et la convention de la Grande zone libre-échange arabe (GZLEA, voir encadré), forment l’assise juridique, seront sans aucun doute renforcées par la consolidation du processus d’Agadir. En effet, avant    septembre prochain l’unité technique de l’Accord d’Agadir, qui siège à Amman, devra effectuer un diagnostic exhaustif pour l’évaluation de l’AA.

Accord d’Agadir
En attendant cette échéance qui donnera plus de visibilité à cet accord, liant non seulement la Jordanie et le Maroc mais aussi la Tunisie et l’Égypte, la visite du roi hachémite au Maroc boostera, sans aucun doute, les échanges commerciaux entre les deux pays. Si le Maroc enregistre un déficit commercial avoisinant les 2,7 MMDH avec l’Égypte et les 1,2 MMDH avec la Tunisie, la balance commerciale avec la Jordanie affiche un excédent en faveur de notre pays. Cet excédent avoisine 181 MDH. De toutes les manières, conformément aux arrangements relatifs à la libéralisation du commerce de l’Accord d’Agadir, les échanges devraient se développer, et la visite de Abdallah II devra fortement y contribuer.

Les arrangements cités prévoient en effet «l’exonération totale et immédiate pour tous les produits originaires desdits pays, à l’exception de ceux exclus pour des raisons de santé, de sécurité et d’environnement», à l’entrée en vigueur de l’accord. De surcroît, l’AA cible l’atteinte de plusieurs objectifs pour le moins ambitieux. Il s’agit, entre autres, de l’instauration d’une zone de libre-échange entre les pays contractants, de la dynamisation des échanges commerciaux, de la coordination des politiques économiques globales et sectorielles des pays membres ainsi que de l’harmonisation des législations des pays membres en matière économique. Des chantiers de taille.. 


Grande zone libre-échange arabe (GZLEA)

La convention de la Grande zone libre-échange arabe a été signée le 27 février 1981, et son programme d’application mis en œuvre en janvier 1998. Celle-ci englobe tous les produits en provenance des pays arabes contractants (17 pays), y compris la Jordanie et le Maroc. Elle met en place un régime préférentiel d’exonération totale des droits d’importation et des taxes à partir de 2005. Ce régime exclut les produits prohibés pour des raisons «sanitaires, de moralité, de sécurité publique et de sauvegarde de l’environnement». Les règles d’origine de cette convention sont multiples. Les règles d’origine spécifiques de la convention, convenues entre les pays membres de cette convention, avaient été déjà appliquées pour un ensemble de produits à partir 2008.

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