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La CESAO signe son retour après quatre années d’absence

La session ministérielle de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO), dont le Maroc est membre depuis 2012, signe son retour après quatre années d’absence. Abritée par la Tunisie en 2014 et le Qatar en 2016, elle se tiendra cette fois-ci les 27 et 28 juin dans son siège à Beyrouth sous le thème «La technologie au service du développement durable dans les pays arabes».


Cette session a pour but de relever les défis régionaux actuels, tels que les taux de chômage élevés et l’épuisement des ressources naturelles, ainsi que les problèmes conduisant à des conflits. Des décideurs ministériels et des dirigeants de la société civile se réuniront autour de trois tables rondes pour étudier l’intégration de la technologie et de l’innovation dans le processus de planification du développement national.

Des tables rondes impliquant des représentants des secteurs privé, universitaire et de la jeunesse discuteront des conditions préalables au changement technologique et aux politiques qui régissent les technologies de pointe dans les pays arabes, en vue de répondre aux priorités nationales, notamment la réduction de la pauvreté.

Lorsque les États ont signé le Plan de développement durable 2030, ils ont identifié la technologie comme préalable à l’éradication de la pauvreté, au développement économique et à la protection de l’environnement, sans négliger personne. Pour y parvenir, la CESAO a toujours souligné que les bénéfices de la technologie devaient s’accompagner d’une répartition équitable de la croissance, partagée par tous à tous les niveaux.

La session ministérielle ambitionne donc de servir de plateforme pour identifier les actions critiques que les gouvernements, le secteur privé et la société civile des pays arabes devraient entreprendre pour accompagner les technologies qui se renouvellent rapidement et balaient le monde, entraînant des changements majeurs dans les méthodes de travail traditionnelles. Le but est de les utiliser au maximum pour parvenir à un développement durable, en réduisant les risques d’abus et d’éventuels effets négatifs, en coopération avec les gouvernements de la région arabe. «La technologie est un outil de libéralisation de l’efficacité et d’utilisation maximale des mécanismes dans les secteurs des services, de l’industrie, de l’agriculture et autres», a déclaré le secrétaire exécutif de la CESAO, Mohamed Ali Al-Hakim.

Il a aussi souligné que depuis les révolutions industrielles, la technologie a joué un rôle important dans la vie quotidienne. «Les technologies modernes et émergentes définissent la forme du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec ses progrès qui nécessitent des cadres institutionnels et une coopération entre les différentes parties prenantes. Qui peut soutenir ces changements?», a-t-il ajouté.

Il convient de noter que la CESAO est l’une des cinq commissions régionales des Nations Unies. Ils font partie du Secrétariat de l’ONU et fonctionnent sous les auspices du Conseil économique et social. La CESAO vise à soutenir la coopération économique et sociale entre les pays de la région et à stimuler son processus de développement pour l’intégration régionale.

La CESAO se compose de 18 membre: le Royaume hachémite de Jordanie, les Émirats arabes unis et le Royaume de Bahreïn. Le Soudan, la République d’Iraq, le Sultanat d’Oman, la Palestine, l’État du Qatar, l’État du Koweït, la République arabe syrienne, la République du Liban, la République arabe d’Égypte, l’Arabie saoudite, la République du Yémen, la République islamique de Mauritanie, la République tunisienne, la Libye et le Royaume du Maroc. Les trois derniers l’ont rejointe en septembre 2012.

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