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Fruits et légumes. L’origine Maroc requiert plus de communication avec l’UE

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Si le Maroc veut limiter l’impact des alertes et incidents sanitaires, il doit communiquer davantage sur son origine auprès des consommateurs européens. Une recommandation qui a été formulée jeudi dernier lors du symposium international de l’APEFEL et l’AMCOM à Inezgane.


Contamination e-coli dans les concombres, détection de norovirus dans les tomates et utilisation du glyphosate dans l’agriculture…Les alertes sanitaires sont multiples et la filière marocaine des fruits et légumes, notamment le maraîchage n’est pas à l’abri de ces risques. De ce fait, sa vocation à l’export, principalement vers le marché communautaire de l’Union européenne (UE) ne lui laisse le choix que de communiquer davantage sur son origine et sa conformité aux règles phytosanitaires pour limiter l’impact de ces alertes et lors de la tenue du symposium international initié jeudi dernier à Inezgane par l’Association marocaine des producteurs-exportateurs de fruits et légumes (APEFEL) et celle des conditionneurs maraîchers (AMCOM), cette recommandation a été formulée dans le cadre de la thématique choisie cette année au sujet de l’adaptation des exportations marocaines de fruits et légumes à l’environnement dans lequel ils évoluent.

«Au-delà des questions afférentes à la commercialisation et le positionnement des fruits et légumes marocains, l’origine Maroc doit s’armer d’outils suffisants. Actuellement, il y a très peu de communication sur cette origine en Europe», explique Marc-Henri Blarel, consultant spécialiste de la grande distribution. Avant d’ajouter que «certes, il y a des opérateurs marocains qui défendent leurs produits, mais du point de vue du consommateur, on ignore toujours cette origine alors que des craintes peuvent être développées à cause de ce facteur d’ignorance, particulièrement dans le cadre de cette pression sur le secteur des fruits et légumes en relation avec les craintes sanitaires», indique-t-il. Et l’exemple qui illustre de manière éloquente cette situation, ce sont les préjudices ainsi que les dommages causés aux producteurs de concombres espagnols et d’autres produits agricoles du voisin ibérique lors de l’intoxication alimentaire en Allemagne à l’issue de laquelle l’origine de la bactérie e-coli a été identifiée en fin de compte en Allemagne et non pas en Espagne (Malaga et Almeria). Du côté de la profession marocaine, il y a une nécessité impérieuse de doter l’interprofession de moyens financiers, notamment publics mais aussi de rendre obligatoire la cotisation professionnelle au Maroc, à l’instar de la France afin de mener les actions de communication collective sur l’origine Maroc.

En chiffres, les exportations des produits agroalimentaires (AA) ont atteint selon l’EACCE durant la campagne 2017-18 un volume de l’ordre de 2,9 millions de tonnes, soit une croissance de 4% en comparaison avec 2016-17 dont 1.179 kilotonnes de produits maraîchers. «Dans un secteur d’activité, on ne peut pas avoir une dynamique où les professionnels ne cotisent pas. En France, l’État nous accorde le droit de rendre obligatoire la cotisation à tous les acteurs qui représentent un poids significatif avec un ratio cohérent», explique Bruno Dupont, président de l’Interprofession de la filière des fruits et légumes frais (Interfel). Par ailleurs, l’expérience de France Agrimer a été également présentée lors de ce symposium en plus de la situation de plusieurs marchés à l’export dont les marchés nord-américains, scandinaves et russes en plus d’un aperçu sur la réglementation européenne et les différents accords qui régissent les exportations marocaines. 

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