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Fès/Bilan communal. 55 projets du PAC tombent à l’eau !

Le nombre total de projets propres et participatifs inscrits dans le cadre du plan d’action communal (PAC) de Fès s’élève à 171. Dans ce total, 45 projets ont été réalisés, 24 sont en cours et 37 sont programmés alors que 55 projets n’ont jamais été programmés. Concernant les projets propres à la commune on trouve que 65% des projets sont déjà programmés contre 36,5% non programmés. 

Voté en 2017, avec une année de retard, le plan d’action communal (PAC) de Fès prévoit 7,68 milliards de DH. Le nombre total de projets propres et participatifs inscrits dans le cadre de ce plan s’élève à 171.


Le Conseil communal de la ville de Fès fait état de 45 projets réalisés, 24 en cours et 37 programmés. Alors qu’on constate que 55 projets du PAC sont encore non programmés. Ce plan se base sur cinq principaux axes, à savoir «un pôle urbain et une ville attractive», «un pôle urbain intégré et équilibré», «un pôle économique compétitif», «un pôle urbain écologique et durable» et «un pôle de Fès, un modèle en matière de gouvernance et de démocratie participative».

En ce qui concerne les projets propres, le Conseil a réalisé 28 projets, 14 en cours et 10 programmés. Quant aux projets dits participatifs, réalisés en partenariat avec d’autres intervenants, le conseil évoque l’achèvement de 17 projets, le lancement de 20 autres et la programmation de 27 projets.

Le PAC préconise un investissement de 4,2 milliards de DH pour améliorer l’attractivité de la ville, près de 800 millions de DH pour rendre la cité équilibrée et intégrée, près de 2 milliards de DH pour créer un pôle économique compétitif, 581 millions de DH pour faire de Fès une ville écologique et durable et 52,5 millions de DH pour encourager la gouvernance participative.

Tous ces axes devraient être finalisés à la fin du mandat, en 2021. D’après les responsables de la commune, «la ville de Fès doit bénéficier du nouveau découpage régional permettant la redynamisation du projet de métropolisation bipolaire entre la ville de Fès et Meknès, qui vise à positionner l’espace métropolitain composé de Fès et de ses centres d’appui, de Meknès et de son arrière-pays, ainsi que des terres agricoles et périurbaines qui les séparent, dans l’espace national comme un pôle majeur de développement».

Les élus de la capitale spirituelle se félicitent que leur conseil avait assaini les dettes héritées totalisant 1,7 MMDH et des jugements en faveur des tiers de l’ordre de 150 M DH. «Actuellement, nous n’avons aucune dette et notre conseil n’a engagé aucun emprunt», ont fait savoir les responsables.

Le PAC a également accordé une importance aux menaces auxquelles il faut faire face, surtout la concurrence des autres métropoles et des produits manufacturés importés ou de contrebande qui mettent en péril les produits de l’artisanat local. Il a également lutté contre la problématique de l’exode rural de catégories ayant un niveau d’éducation bas qui se traduit par le renforcement de l’informel.

S’agissant des défis en relation avec l’attractivité économique l’étude réalisée pour la mise en place du PAC démontre que la ville de Fès doit passer principalement par l’amélioration de la connectivité routière et numérique considérée comme l’un des facteurs clés de succès recherchés par les opérateurs économiques.

En pratique, ceci consiste à renforcer l’infrastructure existante, assurer la liaison de la ville avec le Nord du Royaume par une infrastructure autoroutière, et renforcer la connectivité directe de la région avec le Sud du Maroc à travers l’axe Trans-atlasique (Fès –Marrakech).

La ville doit également améliorer l’infrastructure d’accueil en vue de favoriser l’implantation de nouvelles activités dans les secteurs d’excellence de la ville et notamment dans l’industrie du tertiaire. Le positionnement de la ville en tant que métropole à haut niveau de services reste néanmoins tributaire de la relance du projet de bipolarisation avec la ville de Meknès.

Ce projet a pour objet l’émergence d’un espace métropolitain compétitif bipolaire à l’échelle nationale, en mesure de faire face à la concurrence des grands pôles du littoral (poids démographique important, potentiel agricole, industriel et touristique non négligeable, patrimoine historique de première importance).

Le projet de bipolarisation concourra également à l’émergence de nouvelles centralités polyfonctionnelles, à travers l’implantation des activités et équipements sur les espaces les plus adaptés au sein de la ville mère et de l’aire métropolitaine.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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