Éco-Business

Espadon : Le Maroc dit «non» à l’UE !

C’est aujourd’hui que la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) achève ses travaux. Cette instance internationale est réunie depuis lundi 14 novembre à Vilamoura (Portugal) pour fixer un quota de pêche du thon rouge en Méditerranée et en Atlantique pour la saison 2017. Les discussions annuelles au sein des commissions de l’ICCAT ont relevé du marathon. «Les négociations ont été très difficiles et compliquées, notamment pour l’espadon, pour lequel l’UE a déposé une demande auprès du SG de l’ICCAT en vue de la diminution de la pêche de cette espèce dans l’Atlantique et en Méditerranée», a confié Kamal Bennouna, membre de la délégation marocaine. À l’heure où nous mettions sous presse, les commissions, qui devaient se tenir samedi et dimanche, mettaient les bouchées doubles pour aboutir à un accord au sujet du plan d’aménagement proposé par l’UE pour l’espadon de la Méditerranée.

Du côté du Maroc, le message émanant de la délégation nationale, présidée par la SG du ministère, Zakia Driouch, était clair. Le plan d’aménagement présenté par l’UE pour l’espadon de la Méditerranée ne devrait pas aboutir. En effet, souligne Bennouna, «Dans ce plan, il y a énormément de mesures restrictives qui ne pourront pas s’appliquer à la flotte marocaine opérant en Méditerranée, laquelle est principalement constituée de barques artisanales. C’est pourquoi la délégation marocaine ne peut pas l’accepter». L’UE a, dans ce cadre, proposé un quota pour l’année prochaine en fonction des captures réalisées par chaque pays membre en 2015. Cette proposition a également été refusée par le Maroc. «On ne peut pas se référer à une seule année. Le quota doit être établi sur la base d’une moyenne de cinq années. Sinon, il n’y aura pas d’accord», explique Bennouna, qui déclare que le Maroc dira non au plan d’aménagement présenté par l’UE pour l’espadon. Concernant le thon rouge, il était prévu, depuis l’année dernière déjà, une augmentation du quota de 20% par année durant deux ans (2016 et 2017).


Au cours de l’année prochaine, il y aura ainsi une augmentation du quota global concernant le thon rouge de 20%, ce qui hissera le quota mondial à 23.000 tonnes. Ce quota est accepté par tous, selon notre source. Toutefois, deux pays, qui étaient lésés par le passé, l’Algérie et la Turquie, demandent l’augmentation de leur quota. «C’est là un problème qui s’est posé au niveau des discussions concernant le thon rouge. Le Maroc -tout comme les autres membres- ne veut pas qu’on touche à son quota (9,86%) pour rétablir celui de ces deux pays», conclut notre source. 

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page