Éco-Business

Engrais et fertilisants : Fertika nourrit de grandes ambitions

Dans le cadre du Nouveau modèle de développement (NMD), une grande importance est accordée à la dynamique économique et à l’essor des entreprises nationales. Cette composante, on la retrouve dans les priorités qui s’imposent à l’implémentation régionalisée du NMD. C’est pourquoi, les exemples réussis de croissance dans le tissu entrepreneurial méritent d’être mis en avant et même salués.

Dans la Région Fès-Meknès, l’entreprise Fertika (les Fertilisants de Karia) fait partie des sociétés qui s’activent dans des secteurs stratégiques. Créée en 2003 par la famille El Missori, Fertika, au capital de 10 millions de dirhams, est aujourd’hui l’un des plus importants distributeurs agréés par OCP Group. Active dans le secteur de l’agriculture, elle s’est spécialisée dans la distribution des intrants agricoles et le stockage de céréales.


Disposant de nombreux sites à travers le Royaume, elle assure l’import, l’ensachage et la commercialisation des engrais et fertilisants, et œuvre continuellement à satisfaire ses clients, qu’ils soient cultivateurs, éleveurs, meuniers, intermédiaires…

Sur le terrain, l’entreprise offre à ces derniers un suivi personnalisé, assuré par des équipes constituées d’experts de la fertilisation et ce, tout au long de l’itinéraire technique adopté par les producteurs des différentes filières. Pour cela, elle procède à plusieurs dizaines d’essais techniques de nouvelles formules NPK adaptées à différentes conditions de production.

Un suivi régulier de ces essais est mené avec la participation des agriculteurs et en collaboration avec les équipes Al Moutmir d’OCP Group, nous explique-t-on auprès du management. «Un accompagnement technique est assuré aux distributeurs et agriculteurs pour une utilisation raisonnée des engrais et pour l’amélioration des rendements de leurs cultures, dans le respect des exigences du marché, de la santé des consommateurs et de l’environnement», ajoute la même source.

Croissance
Fertika est présente au Maroc avec trois grandes usines, sises à Kariat Ba Mohamed, Ras El Ma et Laassilate et seize dépôts Smart Blender (Karia1, Karia2, Tissa, Taza, Khemisset, Ouazzane, Chefchaouen, Fès, Ain Allah, Khemisset1, Khemisset2, Tiffelt, Kelaa Sraghna, Laaouamra et Laassilate), qui seront prochainement renforcés par de nouveaux sites.

Il faut savoir que le smart-blender, unité de production de NPK Blend, est un mélangeur d’engrais intelligent qui permet d’assurer une production sur mesure. Sachant que les besoins en fertilisants des différentes cultures varient selon de nombreux critères, le process de fabrication permet à chaque agriculteur de disposer de sa propre formule d’engrais, en fonction des analyses de sol et selon la culture pratiquée.

L’objectif étant d’améliorer les rendements, tout en préservant les ressources naturelles. «Dans sa vision stratégique, Fertika mise surtout sur la croissance de ses activités existantes et le renforcement de son leadership, qu’elle doit à la qualité de ses produits et de son service ainsi qu’à son rapport qualité-prix compétitif», souligne le management.

Depuis 2014, l’entreprise a entamé, avec le partenaire OCP, son programme Al Moutmir, axé autour de modules diversifiés. Axé sur la sensibilisation des agriculteurs, ce programme englobe les essais, les formation sur site et dans les souks, les analyses de sol gratuites, la communication…

Quid du marché des engrais et fertilisants ?
Le management de Fertika estime que le potentiel de croissance du marché national des fertilisants est considérable. La consommation des engrais au Maroc devrait s’élever à 2,5 millions de tonnes par an, contre les 500.000 tonnes utilisées au mieux actuellement.

«Ce niveau de consommation reste très faible, avec une consommation moyenne de 50 kg/ha, contre 140 en Espagne ou en France. Cette comparaison montre que la mobilisation de tous les acteurs du secteur agricole est nécessaire afin de dépasser les 250 kg/ha, afin d’augmenter les rendements. Grâce à cela, nous pourrons ensuite assurer une souveraineté alimentaire, qui allégera notre trésorerie nationale en devises », estime la même source.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO Suppléments


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