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Économie bleue : la Banque mondiale passe au crible le Programme national

Les procédures et les principes des systèmes environnementaux et sociaux du Programme national pour l’économie bleue sont conformes, d’une manière générale, aux pratiques internationales. Toutefois, le programme offre une occasion de pallier un certain nombre d’insuffisances, selon la Banque mondiale. 

En se basant sur le Nouveau modèle de développement, le gouvernement compte développer un programme national pour l’économie bleue. Cette nouvelle stratégie, définie autour de l’ensemble des activités contribuant à la protection et à la valorisation des ressources marines et côtières, a été passée au crible par la Banque mondiale. L’évaluation des systèmes environnementaux et sociaux (ESES) examine les systèmes de gestion environnementale et sociale du gouvernement.


Elle évalue leur conformité aux dispositions de la politique et de la directive opérationnelles applicables aux programmes pour les résultats (PPR) afin de gérer les risques du programme et de promouvoir le développement durable. Les principes de base observés dans l’ESES se concentrent sur l’analyse du cadre législatif et réglementaire, à savoir les lois, règlements, procédures… ainsi que la capacité des institutions concernées par le programme à mettre en œuvre efficacement des systèmes de gestion environnementale et sociale. L’ESES, menée par la Banque mondiale avec l’appui et la collaboration de l’Emprunteur, conclut qu’en matière de contenu des études d’impact sur l’environnement (EIE,) les procédures et les principes sont conformes, d’une manière générale, aux pratiques internationales. Les procédures de gestion environnementale et d’EIE sont à la fois claires aux niveaux techniques et solides au niveau institutionnel.

Cependant, bien que les risques environnementaux et sociaux des activités relevant du programme soient classés faibles à modérés, le programme offre une occasion de pallier un certain nombre d’insuffisances. Pour ce faire, note la BM, le programme devra soutenir des mesures spécifiques visant à renforcer la qualité et la performance du système de gestion environnementale et sociale, dans deux domaines d’intervention. Il s’agit d’actions visant à renforcer le système de gestion environnementale et sociale, ou à conforter les capacités des acteurs en gestion environnementale et sociale. Il est recommandé que l’ensemble de ces actions, qui forme le Plan d’action de l’ESES, soit incorporé dans le Plan d’action global du programme.

Recommandations de la BM
Ainsi, poursuit la Banque mondiale, deux principales recommandations se dégagent de l’ESES, à savoir le renforcement du système de gestion environnementale et sociale, à travers l’élaboration des outils de diagnostic et de suivi environnemental et social des sous-projets.

A cela s’ajoute la désignation d’un point focal environnemental et social, qui sera rattaché à l’Unité de gestion du programme, formé sur la gestion environnementale et sociale, dont les missions seront d’assurer en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes : la coordination et le suivi de la mise en œuvre des actions de renforcement des systèmes de gestion sociale et environnementale ; la collecte et la centralisation de toutes les informations relatives aux risques sociaux et environnementaux et à leurs mesures d’atténuation ; le suivi-évaluation de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et l’intégration des données au niveau du système d’information ainsi que le reporting.

S’agissant des principaux effets sociaux négatifs susceptibles d’avoir lieu pendant la phase préparatoire du programme, ils sont liés, d’une part, à l’absence ou à l’insuffisance de prise en compte des aspects sociaux dans les études et dans la planification de la gestion des impacts sociaux du projet, et, d’autre part, aux restrictions d’accès à des terres ou à des ressources naturelles terrestres ou marines.

Retombées bénéfiques
Pour ce qui est des avantages et bénéfices sociaux du programme, ils résulteront, d’une part, de la dynamique de développement induite par l’approche cluster, et, d’autre part, des effets générés par les activités individuellement. Dans le détail, les bénéfices concerneront l’amélioration des revenus, la régénération et la durabilité des ressources que recèlent la mer et les écosystèmes liés à la mer, l’amélioration de l’hygiène et la santé publique des populations vivant sur les côtes et des usagers de la mer, le développement de la connaissance par la population de l’économie bleue et de sa sensibilité à son développement et aux enjeux de la préservation du capital naturel lié à la mer.

Le programme est susceptible aussi d’avoir des retombées bénéfiques en matière de création d’emplois qui profiteront, en particulier, aux populations locales. L’aménagement de la nouvelle zone touristique d’Aghroud, prévue par la SMIT, est susceptible de générer un grand nombre d’emplois. Ils bénéficieront en premier lieu à la population locale de la zone, notamment aux habitants des deux villages d’Aghroud. Ce bénéfice peut être amplifié par la mise en place de mesures appropriées pour qualifier ces habitants à pourvoir ces emplois. De même que l’appui à la création de 713 petites et moyennes entreprises de tourisme dans la même zone est susceptible d’offrir un nombre important d’emplois.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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