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Echanges commerciaux : le Maroc, bon partenaire africain

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Selon le «Policy Africa» de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), les échanges commerciaux entre le Maroc et les pays africains ont progressé de 9,5% en moyenne annuelle de 2000 à 2019. Sur cette période, les échanges représentent environ 6,9% de la valeur totale des échanges extérieurs du Maroc, contre 4,3% en 2000.

La valeur globale des échanges commerciaux du Maroc vers les pays d’Afrique a progressé durant la période 2000-2019 de 9,5% en moyenne pour s’établir à près de 39,6 MMDH en 2019. C’est ce qui ressort du «Policy Africa» publié par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration. Selon la même source, ces échanges représentent environ 6,9% de la valeur totale des échanges extérieurs du Maroc, contre 4,3% en 2000.


Evolution des échanges
Le document, qui dresse le profil des économies africaines, souligne également que les échanges commerciaux du Maroc avec ses partenaires africains ont progressé sur les deux dernières décennies. Ce qui reflète «les efforts consentis par le royaume en matière de diversification de ses relations commerciales». Quant aux exportations marocaines à destination du continent africain, elles ont augmenté de 11% en moyenne annuelle à 21,6 MMDH en 2019, représentant 7,7% du total des exportations du Maroc, contre 3,7% en 2000. Selon la même source, ces exportations sont essentiellement constituées de demi-produits (31,5% en 2019), de produits alimentaires, boissons et tabacs (28,5%), de produits finis de consommation (16,9%), de produits finis d’équipement industriel (14,1%) et de produits d’énergie et lubrifiants (4,5%). Quant aux importations, elles ont affiché une hausse de 9% en moyenne annuelle à 17,9 MMDH en 2019, soit 3,6% du total des importations du Maroc, contre 4,6% en 2000, note le «Policy Africa». Leur structure, poursuit le rapport, montre le poids important des achats de produits énergétiques (38,6% en 2019), suivis des produits alimentaires, boissons et tabacs (18,2%), des demi-produits (17,6%) et des produits finis de consommation (16,1%). Par ailleurs, la DEPF relève que «le Maroc n’a cessé, depuis son indépendance, de réaffirmer sa vocation africaine en plaçant le continent au rang de ses priorités stratégiques. Le royaume a œuvré activement en faveur du renforcement de ses liens de coopération avec les pays de son continent, à travers la consolidation de ses relations politiques et la diversification des partenariats dans une multitude de domaines d’intérêt commun.» Le département note également qu’au cours des deux dernières décennies, la vocation africaine du Maroc a pris une ampleur particulière, s’inscrivant désormais «dans le cadre d’une vision globale et intégrée, portée par les principes de la coopération Sud-Sud et menée selon une démarche gagnant-gagnant».

Le Maroc hub régional
La DEPF affirme, par ailleurs, que la stratégie économique déployée par le Maroc en direction de ses partenaires du continent ambitionne d’ériger le royaume en hub régional, au service du co-développement dans des domaines d’intérêt commun (développement humain, sécurité alimentaire, infrastructures, développement financier, énergies renouvelables, etc.). D’un autre côté, l’on apprend éaglement que les investissements marocains en Afrique, constitués essentiellement d’investissements directs en Afrique subsaharienne, sont passés de 907 MDH en 2007 à 5,4 MMDH en 2019, représentant 47% du total des IDE marocains à l’étranger. Et il faut noter que les IDE marocains dans la région changent d’une année à l’autre même si leur part reste élevée dans le total, représentant jusqu’à 92,2% des flux d’IDE sortants en 2010. «Le Maroc est présent en Afrique subsaharienne, première destination de ses IDE en Afrique, dans plus de 14 pays dont la Côte d’Ivoire (13%), le Tchad (12%), le Sénégal (9%), Madagascar (7%), le Cameroun (4%) et l’Ile Maurice (3%)», lit-on dans le document. Pour ce qui est des recommandations, le rapport de la DEPF appelle à «la mobilisation pleine et entière des potentialités du continent pour propulser le niveau de développement économique et social en Afrique». Ce qui consacrerait le poids du continent sur l’échiquier mondial dans les décennies à venir. Néanmoins, pour donner corps à cette ambition, insiste le document, «un approfondissement des réformes et leur accélération s’avèrent nécessaires, notamment en rapport avec le relèvement substantiel de la qualité du capital humain, l’impulsion de la compétitivité industrielle et l’attrait des investissements étrangers à fort impact en termes de transferts de savoir et de savoir-faire».

La pauvreté persiste en Afrique

Dans son rapport, la DEPF note que même si plusieurs pays africains ont enregistré des taux de croissance économique supérieurs aux rythmes de progression de leurs populations, ces taux ne semblent pas avoir contribué à réduire la pauvreté et à atteindre les objectifs de développement durable. En effet, fait savoir le Policy Africa, la croissance n’a pas été suffisamment inclusive. Pourtant, le continent africain regorge d’atouts importants, comme en atteste son poids dans la population mondiale (17%), et particulièrement le poids des jeunes dans cette population (environ 75% de la population a moins de 35 ans). Ce qui représente autant un vivier important pour édifier le capital humain du continent qu’un levier pour développer un vaste marché de consommateurs solvables.

Mariama Ndoye / Les Inspirations Éco

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