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Dépenses des ménages : la pression reste forte

En hausse depuis le début de l’année, les tensions inflationnistes pèsent sur le pouvoir d’achat et la confiance des ménages. Ce contexte pourrait renforcer les comportements de prudence et freiner un peu plus la demande. En mars, la hausse de l’encours des dépôts à vue des Particuliers et des MRE a accéléré à 7% à plus de 501 MMDH. Hormis les trois derniers trimestres de 2020, le solde d’opinion relatif à l’évolution future de la situation financière est au plus bas avec 8,3 points. 3 ménages sur 4 considèrent que la conjoncture n’est pas propice à l’achat de biens durables.

La confiance des ménages a plongé à un plus bas historique en mars pendant que l’inflation poursuivait son ascension pour s’établir à 5,3% sur un an. Le risque d’un ralentissement plus marqué de la consommation des ménages n’est pas à écarter. Le scénario du HCP prévoit un léger regain des dépenses des ménages au 2ème trimestre (+1,8%) après une hausse de seulement 0,8% au cours des trois premiers mois de l’année.


La pression sur le pouvoir d’achat et les craintes liées au chômage pourraient renforcer les comportements de prudence et inciter les ménages à constituer une épargne de précaution importante. De quoi freiner un peu plus la consommation. Hormis les trois derniers trimestres de 2020, le solde d’opinion relatif à l’évolution future de la situation financière est au plus bas avec 8,3 points. 3 ménages sur 4 considèrent que la conjoncture n’est pas propice à l’achat de biens durables dans la dernière enquête de confiance du HCP.

Hausse de 7% des dépôts à vue


En mars, l’encours des dépôts à vue des Particuliers et des MRE auprès des banques a atteint 501 MMDH en hausse de 7% sur un an. Le rythme de progression a légèrement augmenté par rapport à janvier et février, mais reste toutefois en dessous de la cadence observée en 2020. Les montants placés dans les comptes sur carnet s’élèvent à 176 MMDH, en hausse de 2,3%.

La dynamique de croissance s’est affaiblie depuis le début de la crise dénotant de l’impact de la conjoncture sur les ménages les moins aisés. De 5,2% en moyenne annuelle entre 2015 et 2019 (avec hausses variant de 3,6% à 6,7%), la croissance a ralenti à 1,8% en 2020 avant de remonter à 2,9% en 2021.

148.000 emplois détruits en milieu rural
La croissance du PIB se situerait entre 1,5% et 1,7% en 2022 suite, notamment, à l’actualisation des chiffres de la campagne céréalière. La mauvaise récolte entraînerait une récession de 10% du PIB agricole. Ce nouvel épisode de sécheresse et la chute de la production agricole ont contribué à la destruction de 148.000 emplois sur un an au 1er trimestre en milieu rural.

Dans les activités non agricoles, les employeurs ont ajouté 90.000 postes supplémentaires. Mais cela reste très insuffisant pour faire baisser le taux de chômage qui ressort à 12,1% au 1er trimestre.

Franck Fagnon / Les Inspirations ÉCO


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