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Concombres de mer : Une étude en préparation à l’INRH

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Une première au Maroc. Une étude est actuellement en préparation à l’INRH pour connaître les stocks réels existants de concombres de mer.


Un plan d’aménagement des pêcheries de concombres de mer  au Maroc ? La question a été soulevée dans la profession, il y a quelques semaines déjà. Le sujet a même figuré à l’ordre du jour de la dernière assemblée de la Chambre de pêche maritime de l’Atlantique nord, tenue en septembre dernier. En présence des membres de la Chambre de pêche maritime sud, les professionnels de la pêche côtière ont, pour la première fois, entamé des discussions au sujet de l’adoption dudit plan d’aménagement, dont les dispositions contribueraient à la préservation de cette ressource. «Le plan d’aménagement des pêcheries du concombre de mer n’a jamais fait l’objet de discussions entre l’administration et les professionnels. Même au sein de la profession, la question n’a jamais été soulevée», souligne Larbi Lamhaidi, président de la fédération des Chambres des pêches maritimes.

Celui-ci estime toutefois qu’il faudra du temps avant l’adoption finale de ce plan au Maroc car, dit-il, ce secteur reste encore peu connu. Pour arriver à faire aboutir ce plan, il faut d’abord des données scientifiques livrées par l’INRH. «Pour le moment, on n’a pas encore identifié les zones ni les durées de croissance de cette espèce très convoitée par les Chinois», note Lamhaidi, qui est aussi 1er vice-président de la Chambre de pêche maritime de l’Atlantique nord. Dans certaines zones du royaume, indique-t-on, cette espèce subit une surexploitation.

C’est le cas notamment de la baie de Dakhla ou encore de Dar Bouazza à Casablanca. Comme pour tous les autres plans d’aménagement, les aspects principaux à examiner seront notamment les périodes d’arrêt biologique et les zones d’interdiction de pêche. Pour l’heure, nul ne peut avancer de chiffre exact sur la production nationale de cette espèce. D’ailleurs, au cœur de la rencontre tenue à Casablanca figurait également la question des quantités réelles de concombres de mer capturés sur les sites concernés. Par ailleurs, les professionnels ont adressé un courrier à l’Institut national de la recherche halieutique (INRH) dans lequel ils demandent de mener une étude afin de connaître les stocks réels existant en matière de concombres de mer. Deux régions seront pour le moment ciblées par l’étude (Dakhla et Dar Bouazza à Casablanca), selon des sources officieuses à l’INRH. Ces mêmes sources soulignent que l’institut serait encore au début de ses recherches. Notons enfin que dans la baie de Dakhla, par exemple, la pêche clandestine de concombres de mer pour satisfaire une clientèle étrangère (chinoise) pourrait conduire forcément à l’abaissement des stocks dans cette région du sud où cette espèce marine intéresse beaucoup les braconniers.  

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