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Chtouka/eau dessalée : la souscription atteint son objectif

Depuis son lancement en novembre 2017, l’objectif de sécurisation de 15.000 ha par le dessalement de l’eau de mer en substitution à l’eau souterraine a été dépassé. La souscription a concerné 15.566 ha, soit 104% de l’objectif initialement fixé.

L’opération de souscription à l’eau dessalée pour l’irrigation agricole au sein de la plaine de Chtouka a atteint 15.566 ha, soit 104% de l’objectif fixé. Lors de son lancement en novembre 2017, l’objectif était de sécuriser l’irrigation de 15.000 ha par le dessalement de l’eau de mer en substitution à l’eau souterraine. Aujourd’hui, on estime la superficie irriguée à partir de la nappe de Chtouka à environ 17.500 ha. Quant aux contrats d’abonnement à l’eau dessalée, la superficie couverte s’élève à 11.161 hectares, soit 93% de l’objectif tracé, dont 1.660 hectares en cours de paiement. À noter que le coût financier de l’eau dessalée, pour l’irrigation agricole, a été fixé à 5,4 DH TTC par mètre cube, rendu à la borne (point de contrôle), soit 19.440 DH par an et par hectare souscrit au niveau de la plaine de Chtouka. La réussite de ce projet a été conditionnée par les objectifs de souscription à l’eau dessalée par les producteurs-exportateurs de primeurs de la plaine de Chtouka pour la sauvegarde de sa nappe surexploitée qui accuse un déficit d’environ 60 millions de m³ par an, calculé comme la différence entre le volume renouvelable de la nappe et les prélèvements effectués sur cette dernière.


Mise en service en avril prochain
D’un avancement actuel de 85,4%, l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer, destinée à l’approvisionnement du Grand Agadir en eau potable et à l’irrigation agricole de la plaine de Chtouka, sera partiellement mise en service en avril prochain. Quant au réseau d’irrigation, il est avancé à hauteur de 56%. Depuis le lancement des travaux au sein de la station mutualisée en juillet 2018, ce sont les travaux hors-site, notamment le réseau d’irrigation, qui mobilisent les parties prenantes. Pour rappel, les travaux sur le réseau d’irrigation ont été lancés par le roi Mohammed VI, en février 2020, depuis la station d’eau de mer d’Agadir, pour un montant de 773 MDH. Ce réseau est composé de conduites d’adduction sur 22 km, 5 stations de pompage, un réseau de distribution de 487 km de conduites et un réseau de raccordement de 300 km, desservant 1.300 bornes d’irrigation. Le linéaire posé à ce jour est de 250 km. La mise en service partielle de ce réseau a été opérée en septembre dernier.

Détail de l’avancement des travaux
Les travaux d’ingénierie sont avancés à hauteur de 86%, tandis que ceux de logistique ont atteint 85%. Le canal principal enregistre un avancement de 74%, et le réseau de distribution de 48%. À noter que la procédure d’expropriation a déjà été réalisée, alors que la procédure de l’occupation temporaire du domaine public est avancée à hauteur de 98%. Ce volet a mobilisé un montant de l’ordre de 180 MDH. Au total, 1.500 exploitations bénéficieront de l’eau dessalée, essentiellement celles de primeurs. La première phase concernera 12.000 ha, et la deuxième phase couvrira 15.000 ha dans la plaine de Chtouka par le dessalement de l’eau de mer en substitution à l’eau souterraine. Parmi les composantes de ce projet de réseau d’irrigation figurent un réservoir d’une capacité de 43.000 m³, une station de pompage principale et quatre autres stations secondaires de pompage.

275.000 m³/jour dans la première phase
Au total, la station de dessalement offrira, durant la première phase, 275.000 m³/jour à raison d’un débit de 125.000 m³/jour pour les besoins en eau d’irrigation. Ces installations permettront à terme de produire 400.000 m³/jour d’eau dessalée, partagée équitablement entre l’eau potable et l’eau d’irrigation. D’un coût global de 4,4 MMDH, ce projet de partenariat public-privé est le fruit de la mutualisation des efforts et des moyens entre le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). 

Yassine Saber / Les Inspirations Éco

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