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Cahier revendicatif : Les médecins attendent des réponses

Plus de 10 jours après la tenue de la grève des médecins, la tension est retombée dans la profession. Les blouses blanches attendent les premières réactions du nouvel Exécutif concernant leurs doléances. Le Conseil national de l’Ordre des médecins travaille également sur la révision des décrets sur les normes techniques des cabinets et cliniques.

Retour au calme après la grève du 30 mars dernier. Les médecins affiliés au Collège syndical des médecins spécialistes privés (CNMSP) et de l’Association nationale des cliniques privées (ANCP) font profil bas depuis le débrayage. «Nos revendications ont été claires, maintenant c’est au nouveau gouvernement de réagir.


Le maintien du ministre El Houssaine Louardi en poste devrait faciliter la transition», explique Said Afif, président du CNMSP. Le dossier revendicatif des médecins était bien chargé avec notamment la demande d’une revalorisation de la tarification nationale de référence de certains actes. Un lourd chantier qui ne devrait pas se réaliser de sitôt. «Surtout qu’il s’agit de dossiers transversaux faisant intervenir nos deux tutelles à travers le ministère de l’Emploi et celui de la Santé», explique le président du CNMSP.

Pourtant, les médecins semblent bien confiants malgré les difficultés. «Nous attendons la tenue du premier Conseil de gouvernement qui devra traiter de nos revendications qui sont des dossiers urgents qu’il faut prendre en compte tout de suite», poursuit Afif. Surtout que la position des médecins n’est pas unanime concernant ces questions. Faut-il rappeler que de nombreux autres syndicats, notamment le très influent Syndicat national des médecins du secteur libéral, avait refusé de participer au débrayage pour divergence de points de vue concernant le dossier revendicatif. Reste que le CNMSP insiste sur la nécessité de traiter certaines questions en priorité. C’est le cas notamment de la couverture médicale des indépendants. «Après le vote de la loi en première Chambre et son adoption par la Commission sociale, il faudra certainement s’attendre à un retour du texte à la case départ à l’occasion de l’ouverture de la prochaine session parlementaire, ce qui est une perte de temps importante», regrette Said Afif qui estime que l’on ne doit pas attendre l’adoption du texte pour commencer la préparation sur le volet technique.

La tension semble également être retombée concernant la question des normes des cabinets privés et des cliniques. «Nous saluons la décision du ministre de la Santé qui a arrêté la publication de ces deux décrets en attendant un consensus sur la question». Le Conseil national de l’Ordre des médecins planche d’ailleurs sur la question et récolte actuellement les remarques et demandes de l’ensemble des Conseils régionaux. Les médecins semblent en tout cas privilégier le dialogue durant ces prochaines semaines. «Nous privilégions le dialogue, mais nous n’hésiterons pas à utiliser les moyens légaux pour défendre nos droits si nous le jugeons nécessaire», précise le président du Collège syndical des médecins spécialistes privés.  

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