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Bourse de Casablanca : le coup de boost du mois de décembre

La Bourse de Casablanca a enregistré un volume transactionnel avoisinant les 20 MMDH au 4e trimestre 2020, dont 81%, réalisés sur le seul mois de décembre, contre 23,7 MMDH au T4-2019. Une évolution qui a pu rattraper la baisse de régime des mois précédents.

Après des mois de disettes, dus à la crise sanitaire, les transactions sur le marché des capitaux a repris de plus belle au cours du quatrième trimestre de l’année 2020. En témoigne, la bonne performance des principaux indicateurs de la Bourse de Casablanca durant les trois derniers mois de l’année. Le Masi et le Madex se sont en effet établis, respectivement, à 11.287,38 et 9.189,90 points, enregistrant une hausse de 13,01% et 13,22%, par rapport à fin septembre 2020. Ce qui a permis de ramener leurs contreperformances annuelles respectives à -7,27% et -7,35%. Une évolution qui reste meilleure que celle de 2018 où le marché avait perdu 8,27%, avant de regagner 7,11% en 2019. L’effet de rattrapage, durant ce dernier trimestre 2020, a été, selon plusieurs analystes, porté par un certain nombre de facteurs, dont le faible niveau des taux, le rendement du marché toujours plus intéressant par rapport à celui du marché obligataire ou encore la perspective d’une meilleure masse bénéficiaire. La confiance ainsi revenue, les investisseurs ont «réinvesti» le marché des capitaux boostant ainsi le volume des échanges sur les derniers mois de l’année. La volumétrie sur les marchés central et de blocs a atteint les 20 MMDH au T4-2020, dont 81% réalisés sur le seul mois de décembre, contre 23,7 MMDH au T4-2019. Par marché, les échanges sur le compartiment central ont totalisé un montant de 8,6 MMDH, soit 43% du volume global tandis que les transactions sur le marché de blocs représentent les 57% restants, soit 11,4 MMDH, précise l’AMMC dans son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse au T4-2020.


De son côté, le marché obligataire a enregistré, durant ce trimestre, un volume transactionnel de 22 MDH, intégralement réalisé sur le marché de blocs. Pourtant, selon un professionnel du marché, l’appétit des investisseurs durant ce trimestre a été plus au moins modéré. Ces derniers auraient laissé le marché évoluer sans aucune intention de surenchérissement ou spéculation. «En l’épargnant, le marché préservera ainsi son potentiel haussier pour l’année prochaine», constate l’analyste.

Par ailleurs, l’AMMC fait savoir qu’en référence à la catégorie des intervenants sur le compartiment actions du marché central, les personnes morales marocaines représentent 46% du volume au T4-2020, en hausse de 27 points par rapport au trimestre précèdent et de 3 points en glissement annuel. Elles étaient plutôt en position vendeuses à fin décembre 2020 avec un volume de 4,2 MMDH. Les personnes morales étrangères (PME) représentant une part de 9% des échanges, ont affiché des ventes de 916 MDH contre 720 MDH à l’achat. De leur côté, les personnes physiques étrangères comme marocaines (PPE et PPM) ont enregistré respectivement des ventes de 60 MDH et 1,43 MMDH, contre un volume d’achat de 57 et 1,32 MMDH. À noter que les personnes physiques marocaines représentent 16% des parts du volume transactionnel. Au niveau des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), ces derniers ont concentré 26% du volume des échanges. Ils totalisent plus de 2,7 MMDH à l’achat, contre 1,67 MMDH à la vente au cours du dernier trimestre 2020. À noter que l’activité des OPCVM a également repris des couleurs durant les derniers mois de l’année, puisque l’actif net sous gestion s’est établi à 523,19 MMDH à fin 2020, en hausse de 11,18% par rapport à l’année précédente, selon l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains (ASFIM). Une résilience qui a été renforcée par «la confiance qu’ont les investisseurs (personnes physiques et morales) en l’industrie et en tous les intervenants du marché financier», affirmait Omar Alami, président de l’association. Il espère par ailleurs que cette évolution se poursuive en 2021 afin que les OPCVM puissent jouer leur rôle dans le financement de l’économie. À noter, les OPCVM sont les premiers détenteurs des Bons du Trésor émis par l’État et détiennent 60% de la dette privée des entreprises et 29% de la capitalisation boursière flottante. 

Aida Lo / Les Inspirations Éco

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