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Banque de projets : 42,4 MMDH de potentiel de substitution à l’import

Le potentiel de substitution à l’import se confirme davantage pour les opérateurs nationaux, avec un chiffre dépassant les 42 MMDH. Selon les déclarations du ministre de l’Industrie et du commerce, un basculement et un retour des capitaux marocains est visible dans le secteur industriel.

La banque de projets ne cesse de s’enrichir ! Selon les dernières données annoncées par Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, un total de 683 projets d’investissement a été retenu à fin septembre 2021, représentant ainsi un potentiel de substitution de 42,4 MMDH d’importations et pas moins de 53,3 MMDH de potentiel à l’export.


Le potentiel se confirme
Ainsi, sur les 683, les investisseurs nationaux ont accaparé une majorité écrasante de 90%. Ce pourcentage reflète donc «un basculement et un retour des capitaux marocains vers le secteur industriel», affirme Ryad Mezzour, qui intervenait lors d’une séance de travail tenue avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Rappelons que la banque de projets industriels a été lancée par le ministère, elle s’inscrit dans le cadre du nouveau plan de relance industriel (2021-2023). Cette nouvelle stratégie repose sur l’instauration d’une politique de substitution aux importations, le renforcement du capital marocain dans l’industrie, et la décarbonation de l’industrie pour préserver et renforcer l’export. Dans cette optique, le ministre a rappelé que «le projet de substitution des importations est axé sur la compétitivité». Et d’ajouter qu’«au-delà des objectifs de substitution, les projets acceptés ont aussi un potentiel d’export et une possibilité de se mesurer à la concurrence internationale».

Lors de son intervention, Ryad Mezzour a passé en revue les chantiers prioritaires à mener en collaboration avec le secteur privé, notamment la création de l’emploi et la consolidation de la souveraineté nationale dans les domaines sanitaire, alimentaire et industriel. S’agissant de la souveraineté, le ministre a noté qu’il s’agit d’«un chantier qui exige d’intégrer plusieurs paramètres comme le renforcement de notre capacité de production en largeur et en profondeur pour que nous soyons en mesure de répondre à différents enjeux». Il a détaillé, dans ce sens, l’impact de la crise des semi-conducteurs sur l’industrie automobile, qui «fait perdre environ 10 à 15 MMDH d’export cette année».

Plus d’incitations pour le «Made in Morocco»
De son côté, Chakib Alj, président de la CGEM, a relevé que l’avenir de l’économie marocaine est dans l’industrie. Il a, en effet, noté l’importance de «mettre en place des incitations et un accompagnement adéquats et d’instaurer un cadre favorable, afin que les secteurs productifs soient plus attractifs». Le président de la CGEM n’a pas manqué de souligner la contribution de la confédération dans l’opérationnalisation du volet économique du Nouveau modèle de développement, à travers son Livre blanc publié en octobre dernier, qui contient, selon lui, de «fortes recommandations pour le développement industriel». Justement, le management de la CGEM recommande des programmes de financement et de subvention de l’État à un niveau d’intégration locale. Pour renforcer la compétitivité des écosystèmes industriels existants, Chakib Alj affirme qu’«il est important de développer l’intégration de bout en bout, partant de la matière première jusqu’au produit fini». Ceci sans oublier la nécessité de changer les codes de la commande publique de manière à stimuler la demande et à promouvoir le «Made in Morocco», tout en donnant une chance aux TPME.

Appel à renforcer le «Made with MorocCo»
Le président de la CGEM a, par ailleurs, mis l’accent sur le «Made with Morocco» qui doit être renforcé à travers les synergies entre entreprises marocaines et étrangères dans un esprit de co-développement et co-investissement, et par la mise en place d’une politique de valorisation des produits. Il a également cité une autre mesure, celle d’accélérer la mise en place des normes des produits industriels marocains et de soutenir le produit national par l’application de la réciprocité des barrières non tarifaires liant le Maroc aux autres pays, la surveillance des marchés et le contrôle aux frontières. «Nous estimons que parmi les défis cruciaux d’avenir pour l’industrie marocaine figurent les choix technologiques et l’investissement accru dans la recherche et l’innovation», a indiqué Chakib Alj, notant que le Maroc a toutes les capacités pour être «précurseur et pionnier» dans des domaines aussi stratégiques que l’industrie 4.0, l’intelligence artificielle et l’hydrogène vert.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO


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