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Amendements SOLAS : L’ASMEX rassure les exportateurs

L’Association des exportateurs multiplie les réunions d’information sur les amendements SOLAS. Outre la question de la fluidité dans l’embarquement des conteneurs, il s’agit d’éclairer les exportateurs sur les prescriptions de la convention.


Rassurer les exportateurs quant à la fluidité dans l’embarquement de leurs centenaires, tout en recueillant leurs préoccupations relatives à d’éventuels coûts induits par les contraintes liées à l’application des amendements SOLAS prévus à compter du 1er juillet prochain. Tel était l’objectif de la rencontre, organisée par l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX), mercredi dernier. Des préoccupations, les membres présents à la rencontre en ont exprimé plusieurs : «Comment devrons-nous vérifier la masse brute de nos conteneurs?», «Qui paye si la masse brute d’un conteneur n’a pas été vérifiée, si elle est erronée ou si l’information n’est pas transmise à temps aux autorités compétentes ?», «A quoi répondent exactement ces contraintes supplémentaires ?»….Pour apaiser les dirigeants, des organes impliqués dans la mise en œuvre de la nouvelle réglementation notamment l’ANP, TNPA, PortNet et, bien sûr, l’ASMEX ont, avant tout, procédé à des exposés sur la convention SOLAS, la vision qui la soustend ainsi que les prescriptions qu’elle inclut. «Cette réglementation vise à s’assurer que la masse déclarée reflète véritablement la masse brute du conteneur empoté afin d’éviter toute lésion corporelle, dommage à la cargaison ou perte de conteneurs», a  indiqué Abdelaziz Mantrach, président de la Commission logistique de l’association.

Revenant sur les aspects techniques de la mise en œuvre, l’expert s’est attardé sur les deux méthodes de vérification prévues par la convention qui consiste notamment soit à peser le conteneur empoté à l’aide d’un matériel étalonné et certifié, ou bien à peser tous les colis et les éléments de la cargaison, en incluant la masse des palettes, du fardage et de tout autre matériau d’assujettissement à charger dans le conteneur, et en ajoutant la masse à vide du conteneur à la somme des différentes masses, au moyen d’une méthode certifiée et approuvée par l’autorité compétente de l’État dans lequel le conteneur a été empoté. Mantrach a, en outre, rassuré les exportateurs quant à la fluidité de la transmission de l’information grâce à la connectivité assurée par PortNet. «Il vous suffira de saisir l’ensemble des informations relatives au pesage avec le numéro de scellé du conteneur pesé puis de rattacher le certificat de pesage scanné et signé au préavis d’arrivée au port.

La transmission de l’information de pesage des conteneurs se fera à terme à travers la plateforme PortNet», a-t-il expliqué. Une approche dont «l’avantage est que l’ensemble des parties prenantes concernées sont actuellement connectées à la plateforme», selon le directeur. S’agissant des coûts que pourraient entraîner le non-chargement, le stockage, les surestaries ou le renvoi du conteneur suite à la non-obtention de la masse brute dans un délai suffisant le conférencier a indiqué que ceux-ci devraient être fixés dans le cadre d’accords contractuels entre les parties commerciales. Toujours à propos des éventuels coûts supplémentaires, quelques cas particuliers ont été évoqués par l’auditoire, notamment ceux des exportateurs utilisant exclusivement le chemin de fer et d’autres dont les magasins de groupe sont au sein du port. Des cas sur lesquels les conférenciers ont promis se pencher et en vue d’apporter une réponse lors d’une prochaine rencontre.

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