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AGR : l’approche gagnante de la “cash-conversion”

La nouvelle logique d’investissement d’Attijari Global Research semble payer. Le nouveau portefeuille constitué de huit sociétés cotées capables de générer du cash-flow fait mieux que le marché et présente des perspectives prometteuses, également en lien avec l’amélioration de la conjoncture à l’international.

Attijari Global Research (AGR) a procédé à l’évaluation de sa thématique d’investissement cash-conversion, lors d’un webinaire organisé par la Bourse de Casablanca et l’Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB) dans le cadre du cycle «Saison de publication des résultats : bilan et opportunités d’investissement». L’occasion pour la banque d’affaires de présenter sa nouvelle logique d’investissement sur le marché actions et qui s’articule autour de la capacité des sociétés cotées à générer du cash.


«Les investisseurs orienteront toujours leur choix stratégiques vers des valeurs qui ont cette forte capacité à générer du cash surtout dans ce contexte marqué par la crise sanitaire et ses répercussions négatives sur les fondamentaux économiques des sociétés cotées», explique Lamia Oudghiri, manager au sein d’AGR.

Selon l’analyste, cette capacité à convertir les résultats en cash-flow confère aux sociétés une plus grande latitude dans leurs efforts de réduction de dette. La génération de cash permet également de maintenir l’effort d’investissement qui «reste primordial pour la croissance organique et pour le maintien des parts de marché», explique Oudghiri.

Selon elle, le cash conversion permet également de saisir les éventuelles opportunités de croissance externe sur le marché, qu’il s’agisse des opérations de fusion-acquisition ou encore des mouvements de concentration sur le marché. Ceci, sans oublier la capacité de ces sociétés à rétribuer et rémunérer ses actionnaires à travers la remontée des dividendes et le rehaussement des rendements.
C’est dans ce sens qu’AGR a établi un stock pick de 8 valeurs se distinguant de l’univers d’investissement de la banque d’affaires, initialement composé des 30 valeurs les plus actives de la place. Le portefeuille, qui représente à lui seul plus de 30% de la capitalisation globale du marché, réunit 4 valeurs Big Cap (Maroc Telecom, Cosumar, Cimar, Total Maroc) et 4 Mid Cap (CMT, SMI, SNEP, Mutandis).

«Notre sélection de valeurs a fait preuve d’une résilience appréciable dans un contexte inédit. Cette résilience s’est reflétée aussi bien au niveau des indicateurs d’activité que des indicateurs de profitabilité de portefeuille», affirme Maria Iraqi, manager au sein d’AGR.

En termes d’activité, le portefeuille a affiché de meilleurs indicateurs opérationnels que le marché. Le stock pick affiche à fin 2020 un chiffre d’affaires en retrait de 1,9%, tandis que le marché présente des revenus en repli de 5,7%. La marge d’excédent brut d’exploitation (EBE) du portefeuille s’est quant à elle améliorée de 1,9 point à 40,4% contre une progression de 1,2 point pour le marché, s’établissant à 32,8%.

Il en ressort un RNPG récurrent (retraité des dons Covid-19) en légère dépréciation de 3,3% pour le portefeuille contre une chute de 29,9% pour le marché. Des réalisations qui, en somme, affichaient une baisse limitée mais qui ont été néanmoins en ligne avec les prévisions établies par la banque d’affaires, affirme la banque d’affaires. Ceci étant, «pour sélectionner ces valeurs, AGR a certes privilégié les sociétés capables de générer du cash, mais surtout celles capables de répondre aux exigences des investisseurs en termes de distribution de dividendes», soutient Iraqi.

En effet, pratiquement l’ensemble des sociétés du portefeuille ont distribué des dividendes au titre de l’exercice 2020. Certaines valeurs telles que Ciments du Maroc et CMT ont même pu augmenter leur niveau de rendement. «Cela veut dire que ce type de valeurs ont confiance en l’avenir et disposent d’une meilleure visibilité cette année. Elles démontrent également une bonne rétribution de l’actionnaire en raison de leur aptitude à générer du cash et la résilience de leur business model», explique Maria Iraqi.

Au final, le portefeuille AGR offre aux investisseurs un rendement de dividende de 4%, niveau qui reste supérieur à celui du marché actions et à celui du marché obligataire. Avec ce niveau de rendement et une performance annuelle year-to-date (YTD) moyenne de 16,4%, la rentabilité estimée du portefeuille d’AGR atteint 20,4% contre une rentabilité de 12,1% pour le MASI. «À l’issue des cinq premiers mois de l’année en cours, le portefeuille affiche une rentabilité de 20%, honorant ainsi ses objectifs et ses engagements et surperformant la rentabilité du Masi», soutient Iraqi, qui rappelle qu’AGR avait anticipé une rentabilité de l’ordre de 26% sur 24 mois, et ce, en prenant en considération le volet rendement du dividende et le potentiel de croissance du cours.

Les appréciations de la banque d’affaires intègrent désormais les fluctuations des cours des matières premières sur les marchés internationaux qui pourraient profiter à certaines valeurs du portefeuille et même améliorer leur capacité à rétribuer les actionnaires. 

Aida Lo / Les Inspirations Éco

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