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Activité minière artisanale : un chantier en émergence

L’exploitation minière artisanale de la Région de Tafilalet et de Figuig a atteint aujourd’hui ses limites, d’où la nécessité pour le gouvernement de promouvoir les investissements privés tout en protégeant les droits des artisans mineurs. Le point sur un grand chantier en émergence, avec Abdelaâli Lefdaoui, directeur des hydrocarbures et des mines au sein du ministère de tutelle…

Le gouvernement a mis en place les soubassements nécessaires pour faire de la région minière du Tafilalet et de Figuig une destination privilégiée des investisseurs miniers. Pour ce faire, l’État s’appuie sur la nouvelle loi n°74-15 et son décret d’application. «Ces instruments, qui ne constituent pas une rupture avec le dahir de création du 1er décembre 1960, prévoient le maintien de la même délimitation de la région minière de Tafilalet et de Figuig, la prorogation de l’activité minière artisanale pour une durée de 15 ans et le maintien de la Centrale d’achat et développement de la région minière de Tafilalt et de Figuig (CADETAF) tout en lui attribuant de nouvelles missions», explique Abdelaâli Lefdaoui, directeur des hydrocarbures et des mines au sein du ministère de tutelle. Dans ce même contexte, ajoute notre source, il importe de préciser que cette nouvelle loi est venue pour combler un vide juridique qui a duré depuis 1985, date de la dernière prorogation du Dahir du 1er décembre 1960 et traduire en actions concrètes la mise en valeur des potentialités minières que recèle le sous-sol de la région. Cette mise en valeur «n’a malheureusement pas été possible dans le cadre dudit Dahir du 1er décembre 1960 malgré l’existence de dispositions encourageant le passage au stade industriel et l’obtention de permis miniers conformément au régime minier normal dans le temps à savoir le Dahir du 16 avril 1951», détaille Lefdaoui.


Un cadre législatif attractif
À cela, s’ajoute la loi 74-15 et son décret d’application qui constituent un cadre attractif et garantissant l’investissement. De plus, «cette région minière jouit d’un taux de couverture assez confortable en matière de cartes géologiques, de cartes géophysiques et de cartes géochimiques, sans oublier l’existence d’une main d’œuvre qualifiée et bien adaptée à la pénibilité du travail et la sévérité des conditions climatiques», souligne le directeur des hydrocarbures et des mines. Dans cette partie du pays, figure aussi parmi l’offre territoriale militant en faveur de l’attrait des investissements. Certes il y a des signes précurseurs montrant que les projets de recherche et de développement miniers sont «investissables» dans la Région minière du Tafilalet et de Figuig. Pour l’instant, «en se basant sur les résultats attendus de la première vague d’appels à la concurrence, on ne peut pas se comparer aux grands», souligne Lefdaoui. mais par le truchement des fondamentaux. Sachant pertinemment que la mine, qui reste une industrie industrialisante, peut s’avérer lucrative mais comporte des caractéristiques intrinsèques liées à la forte intensité capitalistique conjuguée avec le long délai de retour sur investissement et les aléas du marché international des minerais et métaux.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco Docs

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