Éco-Business

ACAL Solutions, une petite entreprise qui voit grand

Abdelaziz Bennouna.
Co-fondateur d’ACAL Solutions

ACAL Solutions, fournisseur de solutions d’entreprises, s’est lancé sur le marché du paiement électronique en 2017. Depuis, la startup participe à la réduction de la fracture numérique et à la démocratisation du paiement électronique. Abdelaziz Bennouna, son co-fondateur, nous parle de la stratégie d’ACAL Solutions.


Vous avez misé, dès 2017, sur la niche du paiement électronique. Comment vous est venue l’idée de ce projet ?
À l’origine, la plateforme «Khlass» (développée par ACAL Solutions) est née pour faciliter les paiements électroniques des petits montants, les micro-paiements se faisant principalement en espèces au Maroc. D’autre part, il y a eu l’initiative du paiement mobile national, destinée d’abord au commerce physique, et qui est venue compléter le paysage des moyens de paiement. Ainsi, Khlass vient participer à la réduction de la fracture numérique et à la démocratisation du paiement électronique en reliant le monde du digital à l’écosystème du paiement mobile national.

Quel est votre business model et qu’est-ce qui vous différencie sur le marché ?
ACAL Solutions est un fournisseur de solutions d’entreprise destinées, entre autres, aux software factories et aux DSI, principalement dans le secteur financier. La plateforme Khlass, conçue, développée et gérée par ACAL Solutions, est le partenaire de paiement des acteurs économiques. Grâce à son API flexible, Khlass apporte une réelle valeur ajoutée au niveau des standards de paiement et, particulièrement, des paiements machine-to-machine. De plus, à travers son intégration forte avec les écosystèmes de paiement, Khlass permet la mise en place de nouvelles formes d’utilisation et de monétisation de services. En plus des paiements sur les sites marchands, Khlass facilite l’utilisation des wallets, des cartes et des comptes pour accéder à des services à distance ou utiliser de manière autonome des infrastructures intelligentes. Par exemple, Khlass permet de mutualiser les capacités de recharge de véhicules électriques et de gérer les paiements associés de manière prépayée ou post-payée.

Comment s’est déroulé le lancement de la plateforme ?
La plateforme est née dans le cadre du programme d’Open Innovation Smart Z, initié par la Société d’aménagement de Zenata (SAZ) et MITC, société gestionnaire des Technopark. Après 9 mois d’incubation, de réflexions, d’itérations et de développements, la plateforme Khlass est opérationnelle et est prête à accueillir ses premières transactions.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
La première difficulté est liée aux composantes du projet lui-même, challenge au cours duquel tous nos partenaires nous ont accompagnés pour affiner les réflexions et concrétiser notre vision. Une autre difficulté est liée à un de nos cas d’utilisation : les compteurs électriques prépayés. En tant que membre de la STS Association, nous offrons aux citoyens et aux régies de distribution d’eau et d’électricité une manière innovante de gérer les compteurs en mode prépayé. Il se trouve que la législation marocaine ne permet pas (encore) le déploiement de compteurs prépayés en milieu urbain.

Comment avez-vous financer votre projet ?
En plus du financement par fonds propres, nous étions éligibles au mécanisme de financement Innov’Idea de la CCG dans le cadre du programme d’Open Innovation Smart Z.

Avez-vous bénéficié d’accompagnements ?
Dans le cadre du programme Smart Z, nous avons été accompagnés durant toute la période de prototypage par Happy Ventures, structure d’accompagnement labellisée par la Caisse centrale de garantie (CCG), à partir de la phase de conception et d’idéation jusqu’à la déclinaison de l’offre Khlass. Happy Ventures a d’abord mis Khlass en relation avec les différentes startups participantes.

Comment jugez-vous l’écosystème des startups au Maroc ?
Si je m’en tiens au secteur IT, force est de constater que l’économie numérique commence à se développer au Maroc, et la transformation digitale des institutions publiques et privées s’accélère. L’innovation n’est pas en reste, et les mécanismes de soutien aux startups se multiplient. Le financement étant une partie de l’équation, il faut continuer à apporter un accompagnement de qualité, et mettre en œuvre les synergies nécessaires entre les startups, les institutionnels et les grands comptes, pour faire émerger un tissu solide fait d’innovation et de performance, et surtout de croissance.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre participation à la première édition du programme Open Innovation Smart Z ?
Après avoir déposé notre candidature au programme Smart Z, nous l’avons soutenue auprès d’un jury représentant notamment la SAZ, la CCG, IBM, MITC et Happy Ventures. Une fois notre candidature retenue, et pendant toute la période de prototypage, Happy Ventures a déployé et mis en œuvre une stratégie de mise en relation des différents projets retenus.

Quels sont vos autres projets ?
Nous prévoyons d’ajouter, à moyen terme, d’autres innovations au niveau des moyens de paiement en collaboration avec nos partenaires des écosystèmes de paiement. Nous voulons aussi concrétiser notre projet de paiement en mode prépayé des compteurs d’eau et d’électricité. À terme, Khlass vise à devenir le partenaire de paiement universel des acteurs économiques, tout en favorisant l’inclusion financière et la démocratisation du paiement électronique. 

Mariama Ndoye / Les Inspirations Éco

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