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600 milliards de dollars par an pour réaliser les ODD

Les 17 objectifs de développement durable fixés par l’ONU./DR

Pour réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’ONU d’ici 2030, l’Afrique aura besoin d’au moins 600 milliards de dollars par an, selon un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

C’est loin d’être gagné pour l’Afrique. Atteindre les ODD (accès à l’éducation, élimination de la pauvreté, santé…) nécessitera au moins 600 milliards de dollars chaque année, selon un rapport de l’ONU, publié en marge de la 14e session de la CNUCED, qui a clos ses travaux vendredi soir à Nairobi (Kenya).


Ainsi, la CNUCED a appelé les gouvernements africains à prendre des mesures adéquates, à faire face à la croissance rapide de la dette et à trouver de nouvelles sources de revenus pour financer divers projets de développement au lieu de compter sur les dettes extérieures.

Entre 2006 et 2009, le pays africain moyen a vu croître son encours de la dette extérieure de 7,8% par an, puis à 10% par an dans les années 2011-2013 «pour atteindre 443 milliards de dollars ou 22% du revenu national brut en 2013», selon les données du rapport intitulé «Développement économique en Afrique 2016».

Dette insoutenable

La dette semble insoutenable dans certains pays, affirme la CNUCED, invitant les gouvernements à envisager notamment des partenariats public-privé, comme sources de revenus. L’Afrique, en partenariat avec la communauté internationale, doit également lutter contre les flux financiers illicites, qui peuvent monter jusqu’à 50 milliards de dollars par an, soutient la CNUCED.

L’instance onusienne appelle aussi les pays africains à chercher des sources complémentaires de revenus, y compris dans les envois de fonds des ressortissants établis à l’étranger, qui ont connu une croissance considérable en Afrique, atteignant 63,8 milliards de dollars en 2014.

Selon le secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, la majorité des pays africains ont commencé à éviter une dépendance de l’aide publique au développement, en cherchant à atteindre les ODD avec des sources de financement nouvelles et innovantes. «L’emprunt peut être une partie importante de l’amélioration de la vie des citoyens africains», a-t-il indiqué, soulignant toutefois que «la dette est dangereuse lorsqu’elle est insoutenable».

Dans son allocution à la cérémonie de clôture de la 14e session de la CNUCED (17-22 juillet), le président kényan, Uhuru Kenyatta a appelé tous les Etats-membres à mettre en œuvre les déclarations issues de la conférence qui «nous permettra d’accélérer les progrès vers la prospérité partagée».

Cette session de la CNUCED avait réuni plus de 7.000 délégués de plus de 90 pays, dont le Maroc.


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