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Porsche Taycan : fusée de route

Du plaisir à chaque accélération, une tenue de route imperturbable et des sensations exceptionnelles au volant de la toute première Porsche 100% électrique. La prise en main du coupé-berline Taycan nous a permis de constater, qu’hormis le bruit d’un bon traditionnel flat-six, tout l’ADN de la firme de Zuffenhausen a été préservé pour en faire une authentique Porsche.

Pour tout passionné d’automobile, ou journaliste spécialisé qui se respecte, l’invitation à conduire ou plutôt, piloter, une Porsche ne se refuse sous aucun prétexte ! Un moment de surcroît excitant lorsqu’il s’agit du tout premier modèle 100% électrique produit par le plus sportif des constructeurs automobile allemands, le Taycan. Un coupé-berline qui avait suscité une certaine perplexité dans l’esprit des aficionados de la marque, et en particulier les plus puristes, ceux qui ne jurent que par la 911 et son flat-six. Que l’on se rassure : le Taycan est une authentique Porsche et cela se voit d’emblée extérieurement.


Une ligne très typée
Comme la 911, la Panamera ou même les SUV Macan et Cayenne, le Taycan est immédiatement indentifiable en tant que Porsche. Il n’y a qu’à voir sa poupe fastback profilée dans la veine des récentes productions de la marque avec, notamment, ce bandeau lumineux qui court d’une extrémité à l’autre et s’illumine en rouge, en guise de feux de jour. La face avant se caractérise par un capot relativement plongeant entouré de projecteurs qui reprennent la fameuse signature lumineuse à 4 modules de LED. Le motif vertical qui les jouxte n’est pas là que pour faire joli, puisqu’il s’agit d’une fente, ou plutôt un rideau d’air (les «Air Curtains»), qui laisse passer l’air par-dessus les roues pour améliorer le rendement aérodynamique. Dans cette même veine aérodynamique, les poignées de porte sont affleurantes à la carrosserie et à déploiement automatique. Résultat : le véhicule affiche un Cx étonnamment bas de 0,22 ! On note aussi des ailes proéminentes et l’absence de sorties d’échappement puisqu’il n’est question d’aucun moteur thermique.

Un intérieur raffiné, sportif et digital
En fait, le Taycan profite d’un centre de gravité bas, entre autres, du fait de l’intégration de batteries dans son soubassement, plus précisément implantées au niveau des places avant. Dans le reste de l’architecture, deux moteurs synchrones sont installés sur chacun des deux essieux, tandis qu’une boite de vitesses à deux rapports est montée à l’arrière. Cela n’empêche pas ce véhicule long de 4,96 m d’offrir un bel espace habitable doublé d’un coffre de 366 litres, lui-même complété par une seconde soute de 81 l sous le capot. La présentation intérieure est, là encore, très typée Porsche, avec un bouton de démarrage rotatif situé à gauche du volant, une assise basse dans des sièges baquets ou encore des détails à la fois sportifs et raffinés comme cette horloge analogique qui trône au-dessus de la planche de bord. Notre modèle d’essai reçoit un bel habillage intégral de la planche de bord en cuir couleur Bordeaux, une sono Bose à 15 haut-parleurs (option à 18.950 DH) et un troisième écran situé en face du passager avant (15.800 DH). On apprécie la petite tablette tactile montée verticalement sur la console centrale, et affichant notamment l’état de la batterie et l’autonomie, puis ce petit levier situé sur le côté droit du volant et faisant office de boite de vitesses. Le Taycan ne ressemble clairement à aucune autre voiture !

Des accélérations impressionnantes
Notre modèle d’essai, une version 4S (490 ch/650 Nm), n’est peut-être pas la plus puissante de la gamme, pourtant, elle est largement suffisante pour montrer que la première Porsche 100% électrique est une réussite. Le bouton démarreur tourné, le véhicule n’émet aucun bruit, mais il est prêt à s’élancer. Nos premiers tours de roues nous montrent d’emblée une disponibilité immédiate du couple et dès que l’on enfonce franchement la pédale de droite, le Taycan s’emballe comme une fusée de route ! Sans nullement faire l’apologie de la vitesse, nous n’avons pas de honte à affirmer qu’accrocher un «petit» 150 ou 200 km/h est un jeu d’enfant au volant du Taycan qui est bridé à 250 km/h. Les accélérations sont dantesques, la direction aussi précise qu’une montre suisse et le freinage d’un mordant que l’on qualifie de «très rassurant», notamment grâce à l’option freins en céramique (128.570 DH). Avec ses roues de 21 pouces reliées à des suspensions adaptatives, le Taycan maitrise l’asphalte même lorsqu’il est question de routes (légèrement) dégradées. Sur l’autoroute (son terrain de jeu idéal), il a l’art et la manière d’avaler les kilomètres et peut aussi compter sur ses roues arrière directrices pour mieux aborder les virages serrés. À l’arrêt, la tablette verticale de la console centrale affiche, entre autres, l’autonomie qui s’érode moins vite en conduite urbaine. Autonomie qui oscille entre 389 et 464 km (cycle WLTP) sur les versions équipées d’une batterie dite Performance Plus (93,4 kWh), selon le constructeur qui fournit d’office des câbles pour la recharge. À ce titre, comptez 1h30 seulement pour recharger les batteries de 5 à 80% via une borne de 50 kWh. Véritable machine à plaisir pour les amateurs de pilotage, le Taycan enfonce le clou en s’affichant à partir de 1.470.000 DH, prix dispensé de la taxe de luxe (et de la vignette) du fait de l’étiquette verte du véhicule. Qui a dit que sportivité et écologie étaient incompatibles ?

Jalil Bennani / Les Inspirations ÉCO


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