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Mercedes-Benz Classe C : une étoile qui renaît

Le constructeur de Stuttgart lève le voile sur la cinquième génération de la Classe C. Encore plus statutaire que sa devancière, cette berline capitalise sur l’ensemble des acquis de la marque et n’hésite pas à s’inspirer de la grande Classe S, tant en matière de design qu’au niveau des technologies embarquées.

Si Mercedes-Benz domine le marché mondial de l’automobile haut de gamme, c’est en bonne partie grâce à un best-seller : la Classe C. Celle-ci est, ni plus, ni moins, que son modèle le plus vendu au cours de la dernière décennie avec plus de 2,5 millions d’exemplaires écoulés depuis 2014, année de lancement du modèle actuel et sortant ! Ce volume, pour le moins colossal, donne clairement une idée de l’engouement planétaire de la «C», plus particulièrement en Chine, aux États-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne, ses premiers marchés mondiaux. Fraîchement dévoilée, sa remplaçante aura la lourde tâche de faire mieux ou tout au moins de perpétuer cette success story. Premier atout de taille mis en avant par cette allemande, sa robe nouvellement arborée, ciselée qui l’assimile immédiatement à une Classe S en réduction.


Sexy et plus grande
Parmi les détails similaires entre les deux modèles, citons des projecteurs avant au graphisme en boomerang, des blocs de feux effilés qui s’étirent jusque sur les côtés, ces deux longues nervures qui s’étirent sur les flancs et un capot dont les sculptures prononcées participent au regard aiguisé du véhicule. En revanche, la nouvelle C arbore sa propre calandre, flanquée d’une imposante étoile, mais qui diffère d’une finition à l’autre : une étoile centrale avec des lamelles pour le modèle de base, des inserts décoratifs additionnels sur les lamelles pour la «C» Avantgarde et un habillage diamanté autour d’une étoile traversée par une seule lamelle sur la version AMG Line. Bref, le style est très réussi et devrait faire l’unanimité auprès de la clientèle ciblée. Plus fluide visuellement, la silhouette l’est aussi en soufflerie avec un bilan aérodynamique exceptionnel dans ce segment, soit un Cx de 0,24 ! Une prouesse, d’autant plus que le gabarit a évolué avec 1 cm de plus en largeur (à 1,82 m) et, surtout, 6,5 cm glanés en longueur (à 4,75 m). Sur cette dernière valeur, l’empattement a été allongé de 2,5 cm (à 2,87 m). Au vu du volume du coffre qui reste quasiment inchangé (455 litres), cet étirement profitera assurément à l’espace habitable dans un intérieur totalement repensé.

Le cockpit de la nouvelle «S»
Voulu et assumé par le constructeur, le rapprochement esthétique avec la Classe S se vérifie encore plus à bord. Élément phare de ce nouveau mobilier, la console centrale d’où décolle une tablette montée verticalement. «L’intérieur reprend les points forts de la nouvelle Classe S, tels que le concept d’affichage et de commande et en offre une interprétation sportive», commente la marque dans un communiqué. L’arrivée de cette grande dalle numérique qui intègre aussi l’assistant vocal intelligent MBUX (Hey Mercedes) fait qu’il y a moins de boutons sur la console centrale et plus sur le volant. Des commandes qui, comme dans la S et la E, sont tactiles. En termes d’équipements de confort, de digitalisation et de sophistications sécuritaires, la Classe C franchit une nouvelle étape et prend le lead dans sa catégorie. Parmi ses nouvelles friandises high-tech, citons un affichage tête-haute à effet 3D, un airbag central entre les sièges avant, un système d’éclairage à haute résolution dit «Digital Light» permettant de projeter des marquages et symboles d’avertissement sur la chaussée ou encore un scanner d’empreinte digitale implanté à la base de la console centrale à travers lequel le conducteur mémorise ses réglages personnalisés (position du siège, préférences audio, mode de conduite…) et sécurise l’accès à ses mails.

Une berline assez écolo’
Hyper connectée, la nouvelle Classe C se veut aussi très aboutie en matière de trains roulants, avec comme innovation proposée en option des roues arrière directrices. Mécaniquement, il est question de blocs quatre-cylindres essence et diesel, tous électrifiés. En essence, seront proposées les versions C180 (170 ch), C200 (204 ch) et C300 (258 ch), tandis qu’en diesel, le choix se fera entre la C220d (200 ch) et la C300d (265 ch). Ces motorisations auront d’office une hybridation légère (48 V), tandis que certaines comme la C300e et la C300de seront des hybrides rechargeables dotées d’une puissante batterie de 25,4 kWh qui leur permet de parcourir 100 km en mode «zéro émission» et jusqu’à 140 km/h. D’ici la fin de l’année, et comme il est de coutume, la Classe C sera trempée à la sauce survitaminée AMG, dont la puissance est annoncée autour de 500 ch. En attendant, cette nouvelle génération de la familiale étoilée va d’abord entamer sa carrière commerciale dans les principaux marchés mondiaux avec un lancement prévu vers la fin du premier semestre 2021.
Une chose est sûre : là où elle sera lâchée, la nouvelle C viendra remettre les pendules à l’heure face à la concurrence, dont deux rivales éternelles, compatriotes et bien désignées. 

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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