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La voiture urbaine : un concept large

Bien qu’ils soient conditionnés par un gabarit compact, les véhicules citadins ne sont pas forcement petits et riquiquis. Entrent dans cette sphère, les citadines polyvalentes  et les SUV de poche.

Le développement démographique dans nos villes et l’accessibilité facilitée à l’automobile ont entrainé dans leur sillage une hausse de l’usage de la voiture en milieu urbain. Aujourd’hui, et depuis un moment déjà, ce n’est plus seulement le cadre supérieur que l’on croise au volant dans un feu rouge. Secrétaires, infirmiers, techniciens et autres professions à revenu modéré ont des voitures qu’ils utilisent principalement en ville. L’offre du marché étant foisonnante, cette classe sociale se voit, aujourd’hui, devant un large éventail de produits allant de la micro-citadine au SUV urbain, en passant par la citadine polyvalente. Mais justement, qu’est ce qui fait qu’une quatre roues est qualifiée d’»automobile urbaine» ? À cette question, beaucoup s’accordent à dire que le premier critère à prendre en compte est celui du gabarit. Pour pouvoir se faufiler aisément dans les embouteillages, puis surtout trouver plus facilement une place de stationnement, une voiture ne doit, idéalement, pas dépasser les 4,25 mètres de long.


Dans cette grille de longueur, se situent les micro-citadines (moins de 3,70 m) et les citadines (autour de 4 m), mais aussi les SUV urbains (4,20 m en moyenne). En même temps, cette taille n’empêche pas de disposer, entre autres atouts, d’aspects de praticité et de polyvalence. Une voiture urbaine peut donc s’aventurer sur l’autoroute des vacances, dès lors qu’elle dispose d’un moteur assez puissant (à partir de 90 ch) et d’un volume intérieur suffisant pour transporter cinq adultes avec leurs bagages (coffre d’au moins 300 litres). Le reste (climatisation, écran multimédia et autres équipements de confort) ne constitue qu’un «plus» pour agrémenter le voyage, y compris dans le quotidien… urbain. En s’équipant de petites motorisations, une citadine pollue un peu moins qu’une grande auto plus puissante, y compris lorsqu’elle évolue dans les congestions urbaines dont elle est la cause. Il est, d’ailleurs, une donne à considérer ou reconsidérer : celle du développement de la mobilité et notamment l’électrification. En la matière, et partant du constat qu’une voiture électrique consomme plutôt moins d’énergie en ville que lorsqu’elle est lancée sur route ou autoroute, tout laisse à penser que l’automobile de demain sera petite et électrique, pour être urbaine, par excellence !

Jalil Bennani / Les Inspirations ÉCO Auto


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