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Hyundai Creta : Ambitions au sommet

Disponible dans le réseau de Hyundai Maroc, le Creta vient capitaliser sur la carrière à succès de son grand frère, le ix35. Beau, très spacieux et bien «pricé», il ne compte pas faire de la figuration dans le segment naissant et très en vogue des SUV de poche.

Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, Creta (Crète en français) est le nom d’une grande île de l’archipel grec. Dans la gamme actuelle de Hyundai, Creta est le patronyme retenu pour le petit frère du ix35 ou plutôt le «ticket d’entrée de l’offre SUV de Hyundai», selon Zineb Oukacha, directrice marketing et communication de Hyundai Maroc. Né d’abord pour le marché chinois et produit en Inde, ce nouveau modèle nourrit les ambitions de l’importateur de Hyundai qui compte bien consolider ses parts de marché.
Au vu de son look, plutôt réussi, Creta ne devrait pas se contenter d’un second rôle.


Un Santa Fe en réduction
Calandre en forme de diamant, ceinture de caisse inclinée et soulignée d’une nervure latérale, projecteurs avant anguleux, blocs de feux arrière débordant sur les ailes…tous les ingrédients du langage stylistique actuel de Hyundai (le «Fluidic Sculpture») sont bien présents sur le Creta. Si bien que l’on pourrait l’assimiler à un petit Santa Fe. Les passages de roues bien marqués et la largeur conséquente du véhicule lui confèrent une forte personnalité. Avec 4,27 m de longueur, le Creta s’inscrit dans la moyenne haute de ses concurrents, qui s’étendent pour la plupart entre 4,20 et 4,30 mètres. En revanche, il toise la catégorie, avec une hauteur de 1,63 m, accentuée par une architecture classique, du fait d’une ligne de toit droite et quasi-horizontale. Voilà ce qui explique la générosité de son espace habitacle, dont un coffre de 402 litres, soit plus que le volume moyen d’une berline compacte.

Une habitabilité étonnante
Il faut le voir pour le croire : l’espace habitable disponible à l’arrière est celui d’un modèle du segment supérieur ! Tel a été notre ressenti lors des tests-drive organisés la semaine dernière à Fès. En effet, cette première prise en main fut aussi l’occasion de prendre place sur sa banquette et ainsi en apprécier l’espace, dont une belle hauteur sous-pavillon. Le confort est de mise et la qualité de finition n’appelant aucune critique à l’exception des matériaux durs de la planche de bord. En revanche, ce même poste de conduite plaît par sa belle présentation, avec une instrumentation rétro-éclairée, des aérateurs disposés verticalement ainsi qu’un habillage bicolore qui se prolonge jusqu’aux contre-portes (photo). Nous avons aussi apprécié l’ergonomie de ce même poste de conduite, doté d’un accoudoir central, de commandes au volant et dans sa finition la plus chic du réglage électrique pour le siège conducteur. Au demeurant, les routes sinueuses et en hauteur des environs de la capitale spirituelle forment un joli terrain de jeu pour mettre à rude épreuve tous les organes roulants du véhicule.

Deux diesel, 4 finitions
Sous son capot, le Creta donne le choix entre deux diesel : le 1.4 CRDi de 90 ch et le 1.6 CRDi de 128 ch. C’est précisément cette dernière que nous avons pu jauger sur le plan dynamique. Répondant du moteur lors des remontées de pente, confort des suspensions sur route dégradée, stabilité dans les virages… le Creta s’est montré convaincant, faisant aussi preuve de polyvalence et de sobriété, avec une consommation moyenne de 5 l/100 km.

Après avoir parcouru près de 350 km, il était encore possible de rouler sur plus de 550 km, soit une autonomie d’environ 900 km ! Pas mal pour un véhicule de ce gabarit. Côté équipement, sur les quatre finitions disponibles, la première (Odyssée) offre un peu plus que l’ordinaire et notamment le double airbag, l’ABS, les phares antibrouillard, la clim’ manuelle, l’autoradio CD-MP3-USB-Bluetooth, les jantes alu’ de 16’’, les barres de toit, les feux de position avant à LED, les feux d’intersection, les rétros rabattables électriquement et même la caméra et le radar de recul. Sur le second niveau (Athena) s’ajoutent la clim’ automatique ainsi que les airbags latéraux et rideaux. Campée sur de plus grandes roues (17’’), la troisième finition (Apollon) se destine aux voyageurs puisqu’elle s’enrichit surtout des contrôles de trajectoire et de stabilité (ESP et VSM) et l’aide au démarrage en côte (HAC).

Enfin, la finition Olymp se distingue surtout par sa sellerie en simili-cuir, les réglages électriques du siège conducteur, l’écran tactile de la console centrale ou encore le système d’accès main-libre et de démarrage par bouton. Quant à la boîte automatique, sa disponibilité est «en cours de négociations», nous indique Zineb Oukacha. Sa réponse est bien moins vague concernant les prévisions de vente. «Nous visons 100 unités par mois pour ce modèle», a-t-elle annoncé. Un objectif ambitieux mais réaliste au vu du positionnement tarifaire de ce modèle, qui gravite dans une fourchette de prix allant de 209.000 à 239.000DH.


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