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Distinction : Luca de Meo, élu patron des patrons de l’automobile européenne

Luca de Meo, le directeur général (DG) de Renault Group, a été désigné président de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) par le conseil d’administration de ce puissant groupe d’intérêt. L’architecte de la «Renaulution» prendra les manettes de cette ONG constituée de 14 membres (les plus influents des constructeurs européens de voitures, de camionnettes, de camions et d’autobus) à compter du 1er janvier 2023 pour un mandat d’un an, renouvelable une fois.

Il succède à Oliver Zipse, DG de BMW, qui occupait ce poste depuis début 2021, et qui a dû faire face à l’une des périodes les plus compliquées que le secteur automobile européen ait eu à traverser. Le président sortant l’a rappelé lors de son speech d’adieu, énumérant les nombreux cataclysmes qui ont secoué sa présidence : la crise sanitaire, la pénurie de semi-conducteurs et son corollaire, les chaînes d’approvisionnement qui tournent au ralenti, la guerre en Ukraine, l’inflation énergétique…

Il a également indiqué que la législation, par trop astreignante de l’Union européenne, était également un frein à la compétitivité des constructeurs européens. Après avoir salué «les travaux relatifs à une loi européenne sur les matières premières, qui devrait soutenir la résilience économique du continent et le passage à zéro émission», son successeur a sorti la sulfateuse.

Pour Luca de Meo, le mal s’appelle Euro 7, la future norme européenne de régulation des émissions polluantes, qui n’en est encore qu’au stade de projet, mais qui est, semble-t-il, d’ores et déjà un caillou dans la chaussure de la filière automobile européenne. Il a déclaré que demander aux constructeurs de satisfaire à cette nouvelle norme relève du non-sens.

Selon lui, cela «détournerait d’énormes ressources humaines et financières de l’électrification, au moment même où d’autres régions du monde créent un environnement d’investissement attractif pour une mobilité zéro émission». Et de conclure : «L’ACEA continuera à plaider en faveur d’un équilibre entre ce qui est bon pour l’environnement, ce qui est bon pour l’économie européenne et ce qui est bon pour la société».

Mehdi Labboudi / Les Inspirations ÉCO

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