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Audi Q5 restylé : aiguisé à souhait

Après trois années de bons et loyaux services, le Q5 passe par la case restylage et en ressort avec de beaux restes. Au menu : un nouvel éclairage à l’avant comme à l’arrière, une interface multimédia dernier cri et deux versions TDI déclinées en plusieurs finitions. Objectif : permettre au best-seller de la marque aux anneaux dans le royaume de le rester.

Pour un constructeur premium comme Audi, la perfection est une quête permanente et une interprétation très germanique de la notion de kaizen (l’amélioration continue), telle qu’elle a été initiée par les Japonais. Du coup, même lorsqu’il s’agit d’un modèle déjà très abouti et plébiscité en concession comme le Q5, le perfectionner est une nécessité pour le maintenir au firmament dans les ventes. C’est, en tout cas, l’objectif affiché par la marque Audi au Maroc, où le Q5 reste un best-seller incontesté et entend bien le rester avec l’arrivée de la version restylée. Au programme : de menues évolutions extérieures et un surplus de caractère.


La finesse par la technologie
Concentrées sur la face avant, les évolutions apportées à la carrosserie semblent subtiles, mais sont perceptibles au premier coup d’œil. Pour affirmer encore plus son appartenance à la famille «Q», le Q5 adopte la calandre octogonale, positionnée moins haut et avec des contours supérieurs inclinés et alignés avec les projecteurs. Ce sont ces derniers qui changent le plus, dans la forme comme dans le fond, avec, dès le premier niveau, un éclairage full LED et, dès le deuxième, la technologie Matrix LED. À elle seule, leur signature lumineuse fine change la perception du Q5. Toujours à l’avant, le bouclier remodelé intègre de nouvelles prises d’air de forme trapézoïdale qui participent au look racé du véhicule. Sur la partie arrière, on note peu de changements hormis les blocs de feux qui adoptent la technologie d’éclairage OLED, proposée en option. Il s’agit de diodes de dernière génération composées d’un matériau organique qui autorise une plus forte intensité lumineuse, un allumage plus rapide (pratique en cas de freinage d’urgence) et plus de liberté dans le design du graphisme interne. À noter aussi que sur les douze couleurs proposées sur le nuancier, deux teintes sont inédites, à savoir le «Vert District» et le «Bleu Ultra». Au final, et bien que discret, ce lifting parvient à conférer un surplus de caractère au Q5. Bien entendu, la finition qui en jette le plus reste indéniablement la S-Line avec son vitrage arrière surteinté, ses bas de caisse spécifiques et ses grandes roues de 19’’ à 5 branches en gris graphite.

Plus de technologie à bord
Même si ces changements extérieurs ont légèrement modifié la longueur du Q5 qui atteint 4,68 m (+1,9 cm), ses dimensions intérieures restent inchangées avec une belle habitabilité aux places arrière et un grand coffre (520 litres). À bord, le changement qui saute aux yeux concerne l’écran tactile qui a grandi et la molette centrale de gestion des menus qui a disparu. En fait, le Q5 hérite de quelques sophistications inaugurées par la dernière limousine A8. C’est le cas de l’interface multimédia MMI Touch qui, dès le premier niveau, est relayée sur un écran tactile de 10,1 pouces. Entre autres avantages de ce système, une utilisation facile et intuitive basée sur la logique de fonctionnement d’un smartphone, la fonction mirroring, un retour acoustique par haut-parleur, la personnalisation pour 7 profils d’utilisateurs ou encore la possibilité d’intégrer la commande à distance d’une porte de garage. Surtout, la MMI Touch intègre désormais un assistant vocal intelligent qui prend en charge Amazon Alexa et reconnaît les requêtes formulées de façon naturelle. Exemple : il suffira de dire «j’ai chaud», et la climatisation sera enclenchée et réglée à une température fréquemment utilisée !

Deux versions, quatre finitions
Mécaniquement, le Q5 a vu ses moteurs retravaillés à l’image du 2.0 l TDI, qui adopte désormais une hybridation légère et qui est proposé en deux puissances : 136 ch (30 TDI) et 204 ch (40 TDI), avec, dans les deux cas, une boîte automatique S-tronic à 7 rapports. Entre les deux versions, seule la 40 TDI a droit au «quattro ultra», ultime génération de la transmission intégrale éponyme. Point fort du Q5, son agrément de conduite, doublé d’une tenue de route imperturbable, comme nous avons pu le constater lors d’une prise en main (des deux versions) à l’occasion de la présentation du véhicule en début de semaine. L’équipement se décline en 4 finitions dites Advanced, Design, Prestige et S-Line, sauf que cette dernière est l’apanage du Q5 40 TDI. Dès le premier niveau, l’équipement s’avère complet, incluant la sellerie en similicuir (Monopur), les phares full LED, la climatisation, les radars de stationnement couplés à la caméra de recul, le capteur de pluie, l’allumage auto des phares, le hayon de coffre motorisé, l’éclairage d’ambiance, les rétros rabattables électriquement, des jantes alu’ de 18’’ et les barres de toit anodisées. Le deuxième niveau ajoute les projecteurs Matrix LED, l’interface pour smartphone, les réglages électriques du siège conducteur, la clim’ auto à 3 zones et des inserts décoratifs en aluminium. Sur le troisième niveau apparaissent le toit ouvrant, les réglages électriques du siège passager, la clé confort, une installation audio à 10 HP (Audi Sound System) et l’instrumentation 100% numérique «Virtual Cockpit». En livrée S-Line, le Q5 passe à des roues de 19’’, adopte un vitrage arrière surteinté et tout un accastillage sportif intérieur (volant à méplat, sièges avant sport chauffants…) comme extérieur (pare-chocs et bas de caisse spécifiques «S-Line», baguettes de seuil avec inscription «S»…). Enfin, et telle qu’elle a été reconfigurée, la gamme Q5 devrait permettre à ce modèle de poursuivre sa carrière à succès, d’autant plus que sa grille tarifaire démarre à partir de 465.000 DH.

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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