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Le bilan Benkirane vu par le PAM

Dans ce contexte de pré-campagne électorale, le PAM a passé au crible les principales promesses du programme gouvernemental et les soumet au test de comparaison avec la réalité du terrain. Les griefs du PAM en 12 points…


1. La promesse faite par le gouvernement de réaliser une moyenne de taux de croissance de 5,5% sur la période 2012-2016 n’a pas été tenue, selon le PAM. La moyenne attendue en 2016 ne devrait pas dépasser 1%, selon les dernières prévisions.

2. Les promesses du gouvernement faisaient également état d’une croissance du PIB agricole avec une moyenne de 9%. Celui-ci n’a réellement pas dépassé 1%.

3. La baisse du taux de chômage attendue n’a pas été au rendez-vous. Alors que le gouvernement tablait sur une baisse à 8%, le chômage a grimpé de 8,9% en 2011 à 9,7% en 2015. Le chômage a même bondi chez la catégorie des 25-34 ans alors qu’il connaissait une certaine stabilité durant les années précédentes.

4. L’endettement public a dépassé 81% du PIB soit plus de 825 MMDH. Il est d’ailleurs surprenant de noter l’absence de tout objectif dans ce sens dans le cadre du programme gouvernemental. La dette de la trésorerie est passée de 430 MMDH en 2011 à 629 MMDH en 2015, soit une hausse de 200 MMDH en quatre années. Il est à préciser qu’une grande partie de cette dette a servi à combler les dépenses de fonctionnement et que l’investissement réalisé par cet argent n’a pas servi à créer de grandes opportunités d’emploi, surtout chez les jeunes. Une situation qui compromet le futur des Marocains et des générations futures puisque chaque Marocain peut aujourd’hui être considéré comme endetté à hauteur de 24.000 DH.

5. Le taux d’épargne est en baisse alors que l’on avait promis sa hausse. Il ne dépasse pas 28,3% alors qu’il culminait à 29,7% en 2010.

6. L’une des promesses gouvernementales concernait également la hausse du taux d’investissement. Dans les faits, cette moyenne a baissé de manière considérable passant de 35,8% en 2011 à 29,9% en 2015.

7. L’Exécutif ambitionnait de former 60.000 personnes à l’horizon 2015 dans le cadre du plan d’urgence de formation professionnelle dans le secteur de l’artisanat. Ce nombre n’a en réalité pas dépassé 7.000 personnes, soit un taux de réalisation de 13%. L’Exécutif avait également promis la reformation de 50.000 jeunes diplômés annuellement lorsque ces derniers étaient en état de chômage prolongé. En réalité, ce chiffre n’a pas dépassé 35.000 sur les quatre ans. Cette mesure n’a, par ailleurs, pas réglé leur problème de chômage.

8. Concernant la concrétisation de la Vision 2020 dans le tourisme :
*La promesse d’atteindre les 250.000 lits en 2016 n’a pas été atteinte.
*L’objectif de finir la réalisation d’au moins 4 stations touristiques dans le cadre de ce programme et le lancement de 4 autres nouvelles stations n’a pas été atteint. Aucune des 6 stations balnéaires programmées dans le cadre du Plan Azur n’ont été réalisées. Aucun avancement n’a été réalisé concernant les 4 nouvelles stations. Par ailleurs, la capacité litière du Plan Azur, qui visait 70.000 lits, n’a en réalité pas dépassé les 7.000 lits et ce malgré les grands moyens financiers déployés.

9. La promesse de réalisation de 600 kilomètres d’autoroute afin d’atteindre une réseau de 1.300 kilomètres n’a pas été tenue. En réalité, seuls 200 km d’autoroute sur les 600 prévus ont été réalisés.

10. La baisse du taux d’analphabétisme à 20% à l’horizon 2016 est un autre objectif non atteint par l’Exécutif. La moyenne actuelle se situe encore à 32%.

11. Le gouvernement avait promis la baisse des décès chez les enfants de moins de 5 ans en atteignant 20 décès chez chaque 1.000 enfants et la baisse du taux de mortalité chez les mères à l’occasion des naissances en passant à 50 décès pour chaque 100.000 naissances. Malgré l’absence de chiffres concrets en la matière, l’évolution du système de santé au Maroc n’est pas encore de nature à permettre la réalisation de ces objectifs.

12. Une autre promesse du gouvernement Benkirane consistait à baisser le taux de déficit en logement de 840.000 unités à 400.000 unités. En réalité ce taux a connu une hausse en raison de l’échec de tous les programmes lancés dans ce sens par le gouvernement.

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