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La formule Benkirane pour lutter contre les injustices sociales

Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, décline sa vision pour lutter contre les inégalités sociales.


«Certaines inégalités sont indéniablement susceptibles d’être corrigées mais pas toutes», tranche le chef du gouvernement en ouverture du séminaire organisé par la présidence du gouvernement, le 20 avril dernier, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD). Ce séminaire a été animé par des experts et responsables de haut niveau de plusieurs institutions nationales et internationales, représentant le ministère de l’Économie et des finances, l’ONDH, la Banque mondiale, le centre de développement de l’OCDE et Harvard University.

L’objectif de ce séminaire était d’alimenter le débat sur l’ampleur et les implications des inégalités ainsi que les différentes dimensions de leur manifestation et les politiques publiques préconisées pour les réduire, à court et à long termes. Pour le chef de gouvernement, la réduction des inégalités ou plutôt les injustices, comme il préfère les qualifier, passe par une «croissance économique inclusive, réduisant les inégalités spatiales et proposant des offres d’emplois dignes». Dans la pratique, cette politique s’est traduite par la multiplication des mesures de ciblage.

Certains programmes ont été déjà mis en œuvre du temps du gouvernement El Fassi comme le Tayssir. Les autres programmes venant d’être introduits par l’équipe Benkirane comme le RAMED, IDMAJ, l’aide aux veufs et aux divorcés, le renforcement des bourses pour les étudiants et dernièrement des stagiaires de la formation professionnelle. La Banque mondiale prévient de la tentation de se contenter d’une seule approche pour réduire les inégalités, appelant à actionner l’outil fiscal. «Un système d’impôts qui n’est pas suffisamment progressif ne ferait que perpétuer et accentuer les inégalités», rappelle l’institution.

La Banque mondiale appelle à agir sur les deux dimensions. «Les politiques publiques dans ce domaine doivent tenir compte des incitations à la demande et de la capacité de l’offre», conclut l’institution dans sa présentation lors de cette
conférence.

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