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Élections législatives : Le show médiatique peut commencer

Tous les partis politiques, en course pour les prochaines législatives, peuvent accéder aux médias publics et privés pendant une période de 43 jours, jusqu’à la veille des législatives. La décision de la HACA, entrée en vigueur hier, classe les partis en trois catégories et ne concerne pas les couvertures médiatiques et les journaux d’information.

La décision rendue le 21 juillet dernier par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) donne le coup d’envoi de la campagne électorale au sein des médias publics et privés. La période électorale a ainsi commencé à la première heure de la journée du 25 août pour finir le jeudi 6 octobre prochain, à minuit, soit un total de 43 jours. L’ensemble des émissions diffusées durant cette période et qui traitent des sujets en relation avec les élections sont concernées. En attendant la campagne officielle, qui démarrera le 24 septembre prochain, la HACA a donc tracé les lignes rouges pour les médias en vue de garantir un accès équitable des partis à ces canaux.


Les partis disposant d’un groupe parlementaire au sein de l’une des deux Chambres du Parlement bénéficieront des plages horaires des émissions de la période électorale, avec 50% du temps d’antenne qui sera réparti à égalité entre les composantes de cette catégorie. Notons que celle-ci englobe 9 groupes présents dans les deux Chambres, à côté des syndicats et de la CGEM, qui ne sont pas concernés par la course aux sièges de la Chambres des représentants. Les partis qui ne disposent pas de groupes parlementaires disposeront de 30% du volume horaire réparti en parts égales entre ces partis. La dernière catégorie qui devra accéder aux médias publics et privés, durant cette période, englobe l’ensemble des formations qui participent aux élections sans pouvoir atteindre le seuil leur permettant d’avoir un siège au sein de l’une des deux Chambres. Cette catégorie se verra ainsi attribuer  20% du volume horaire global des émissions.

Les exigences de la HACA
En plus de la fixation du temps de parole, la décision de la HACA insiste sur le respect du pluralisme linguistique dans les émissions de la période électorale, ainsi que sur la participation des femmes aux débats. Au moins un tiers des émissions doit «tendre le micro» aux représentantes des partis politiques, avec l’engagement des médias «à intégrer les droits et les questions relatives à la femme et à sa participation à la gestion de la chose publique», comme le précise la décision de la HACA.Deux nouvelles mesures ont été aussi imposées et portent sur la participation des personnes à besoins spécifiques aux émissions, mais aussi la traduction en langage des signes et des sous-titrages adéquats. À souligner que les sociétés nationales d’audiovisuel doivent informer, par écrit, la HACA du planning de diffusion des émissions et aviser les partis de la remise des émissions qui les concernent, au moins 20 jours avant la date du début de la campagne électorale.

Les nouvelles mesures autorisent les partis politiques à produire, par leurs propres moyens, leurs spots ainsi que la totalité des émissions relatives à la campagne électorale. Même les équipes techniques sont concernées par les règles de la neutralité durant l’enregistrement des émissions qui doivent porter la signature du «Bon à diffuser», après le montage. Plusieurs interdictions s’appliquent aux médias, durant cette période et concernent essentiellement l’usage des emblèmes nationaux, l’hymne national, l’enregistrement au sein des lieux de culte et l’apparition dans l’enceinte des bâtiments publics officiels qui sont identifiables.


 

Les sondages non autorisés à partir du 11 septembre
En plus de l’abstention de diffuser tout spot de sensibilisation durant la période électorale et jusqu’à la fin du scrutin qui met en scène les représentants des partis politiques, la HACA doit suivre de très près la publication des sondages et ce, à partir du 15e jour précédant la date du début de la campagne électorale du 24 septembre. «En dehors de cette période, précise la HACA, la diffusion des résultats de tout sondage doit respecter la présentation du commanditaire et de l’acquéreur du sondage, l’organisme qui l’a réalisé ainsi que l’échantillon et les lieux concernés par le sondage». La HACA demande aussi à ce que les médias éclairent les citoyens sur l’objet précis du sondage ainsi que de la marge d’erreur probable, selon les exigences du gendarme des médias. La vigilance sera également grande envers les garanties de neutralité des experts lors de leur invitation à participer à des émissions de la période électorale. À rappeler que la nouvelle loi sur la communication audiovisuelle, qui a été adoptée, autorise, pour la première fois, les plaintes individuelles destinées à réparer les dommages subis par le comportement illégal des professionnels et oblige les organes médiatiques à publier des droits de réponse, selon de nouvelles formes, en cas de condamnation pour diffusion de fausses informations.

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