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Conférence internationale des guichets uniques : Les défis africains en question

Cette année, la 5e édition de la Conférence internationale sur les guichets uniques, qui se tient du 5 au 7 septembre à Marrakech, met l’accent tout particulièrement sur la thématique : «Le guichet unique virtuel du commerce extérieur : l’exigence d’une collaboration inclusive entre l’ensemble des parties prenantes».


Pour sa 5e édition, la Conférence internationale sur les guichets uniques, qui se tient du 5 au 7 septembre à Marrakech met le commerce électronique à l’honneur. Ministres, experts du commerce international, chefs d’entreprises, acteurs de la logistique, entités en charge du contrôle, mais aussi bailleurs de fonds sont présents, de même  que d’autres organismes qui accompagnent l’Alliance africaine pour le commerce électronique. Ils sont nombreux à avoir fait le déplacement à Marrakech pour débattre, trois jours durant trois, de la thématique: «Le guichet unique virtuel du commerce extérieur : l’exigence d’une collaboration inclusive entre l’ensemble des parties prenantes». Cette édition «a pour but de continuer dans le sens du partage d’expérience.

De manière générale, elle a pour objectif de promouvoir les guichets uniques, en mettant l’accent sur les innovations et les expériences déjà été réalisées dans ce domaine de facilitation des procédures du commerce extérieur», soulignent d’emblée les organisateurs. Il faut dire que la pertinence de la thématique se justifie à plus d’un titre. En premier lieu, le sujet de la facilitation du commerce international bénéficie d’une mobilisation marquée par l’adoption de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, comme l’a d’ailleurs rappelé le ministre délégué en charge du Commerce extérieur, Mohamed Abbou. «La mise en œuvre de cet accord exigera de tous les membres de l’OMC une révision globale de leurs procédures du commerce extérieur pour converger vers des procédures standardisées transparentes et facilitatrices du commerce et de l’échange international des biens et services», a souligné le ministre. La réussite de ce challenge, poursuit Abbou, permettra certainement de contribuer à l’amélioration du climat des affaires et au renforcement de la croissance économique.

Pour les participants à cette rencontre, organisée à l’initiative de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE) et Portnet, nul besoin de prouver les conséquences de facilitation des procédures du commerce extérieur sur la compétitivité des pays. D’ailleurs, les pays africains semblent prendre conscience de ce fait, en s’inscrivant dans la dynamique des réformes. Aujourd’hui, souligne le président de l’Alliance africaine pour le commerce électronique, Ibrahima Eddine Diagne, «Plusieurs pays africains se voient déjà adhérer à cette dynamique de réformes en mettant en place les conditions d’un développement massif du e-commerce. Et cette conférence va mettre en place les meilleures stratégies pour aligner les guichets uniques et d’autres systèmes informatiques avec la construction d’espaces économiques régionaux».

Pour le président de l’Alliance, le constat est simple, jamais les professionnels du commerce en ligne n’ont été aussi nombreux et dynamiques sur le continent africain, mais les participants s’accordent toutefois sur la nécessité de relever les nombreux obstacles qui restent à régler dans les pays africains pour l’e-commerce. Durant l’année 2015, les réformes mises en place en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord représentent plus de 30% des réformes mondiales, selon le rapport Doing Business 2016 établi par la Banque mondiale. Cependant, est-il indiqué, la région demeure faiblement classée par rapport à l’indicateur du commerce transfrontalier.

À titre d’exemple, le délai moyen à l’importation de l’Afrique subsaharienne est de 159 heures contre 59 heures seulement pour les pays de l’Asie de l’Est. Les données du rapport Doing Business indiquent que l’Afrique est la région où le commerce international est le plus coûteux. D’où la nécessité pour les pays africains d’engager des actions structurantes en matière de facilitation des échanges en profitant de l’essor que connaît le secteur des technologies d’information, notamment dans le domaine du commerce international. C’est d’ailleurs l’un des objectifs recherchés à travers la tenue de cette conférence internationale où les panélistes ont été invités à partager des expériences réussies dans le domaine de la dématérialisation et de la facilitation des échanges du commerce extérieur et surtout à trouver des solutions aux obstacles qui entravent encore ces échanges. 

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