Opinions

Pénurie de l’eau et investissement: comment opérer la rupture ?

Deux orientations et pas des moindres ! Le discours royal, prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire du Parlement, est chirurgicalement taillé pour insister sur LES deux grands sujets capables de changer la donne pour le pays. Les ressources hydriques et l’investissement. Le discours a été plus que clair sur la nécessité d’opérer une rupture dans l’un et l’autre domaine. Car, s’agissant de la problématique de l’eau, nous avons dépassé le cap où nous pouvons nous contenter d’appeler à une gestion rationnelle de la ressource. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de la pire crise hydraulique que le pays ait connu au cours des trois dernières décennies. Le temps de la sensibilisation est écoulé. L’heure est à l’action ! Le Roi appelle donc à une «rupture avec toutes les formes de gaspillage ou d’exploitation anarchique et irresponsable de cette ressource vitale». Et, un warning au passage est aussi brandi afin que le problème de l’eau ne serve pas «de prétexte à la surenchère politique, ni d’argument pour alimenter des tensions sociales». Voilà qui est dit! Quant au volet de l’investissement, la rupture doit s’opérer par la levée des «obstacles qui continuent d’entraver une relance effective de l’investissement national, sur tous les plans». Les Centres régionaux d’investissement seront le bras armé de cette mue, mais la mobilisation devra être générale et les impératifs ont été bien rappelés. Il reste à ce que chacun joue son rôle dans ces deux chantiers nationaux, cruciaux pour l’étape à venir. Le citoyen, l’entreprise, le secteur financier, le gouvernement, l’institution publique… et le parlementaire. La rupture, c’est maintenant !

Meriem Allam / Les Inspirations ÉCO

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