Maroc

Vaccination au Maroc: 300.000 doses Covax pour relancer la machine

C’est une délivrance ! Alors que le Maroc multipliait les contacts pour s’assurer de nouvelles livraisons de vaccins anti-Covid, un lot de 300.000 doses est arrivé jeudi dernier dans le royaume. De quoi relancer la campagne de vaccination.

Le Maroc a terminé la semaine dernière sur une note positive, en recevant un lot inespéré de 300.000 doses de vaccins anti-Covid-19. Il s’agit d’une première allocation dans le cadre du mécanisme Covax, mis en place en fin 2020 par l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI), en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies ainsi que d’autres partenaires.


Après cet arrivage, d’autres doses complémentaires seront allouées au Maroc dans les semaines à venir, toujours dans le cadre de ce même dispositif, est-il annoncé. Il s’agit d’une complémentarité d’approvisionnement en vaccins anti-Sars-CoV-2 qui permettra au royaume de mener à bien la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, lancée depuis le 28 janvier 2021, souligne le ministère. En effet, si jusqu’ici la campagne de vaccination contre la Covid-19 n’a jamais été interrompue, depuis le début de ladite opération, le pays commençait à manquer cruellement de vaccins à cause notamment des retards de livraison des vaccins AstraZeneca, Sinopharm ou même Spoutnik.

Alors que tous les pays riches se ruent vers l’Inde, principale usine mondiale de fabrication de vaccins, ce dernier est confronté à une pénurie, selon les médias locaux, pour satisfaire la demande de son milliard et plus de populations. Face à cette situation du presque chacun pour soi, le Maroc, qui dépendait et dépend encore de ses fournisseurs étrangers, avait mis en place deux stratégies qui ont fait leurs preuves. La première a consisté en une réorganisation de la distribution des doses de vaccin anti-Covid au Maroc en répartissant en deux lots le stock au niveau central et à raison d’un stock tournant pour les première et deuxième doses, et d’un stock de sécurité pour répondre à tout besoin en cas d’incident particulier qui pourrait aboutir à un manque.

Un lot qui arrive à son heure
Et au fur et à mesure que les commandes des pays riches submergeaient les deux principaux fournisseurs du royaume, à savoir Sinopharm et AstraZeneca, le Maroc se mobilisait davantage pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. C’est dans cette optique, d’ailleurs, que le Comité technique de vaccination avait approuvé les vaccins Spoutnik et Johnson & Johnson.

Deux vaccins dont la tolérance et l’efficacité ont été prouvées. Efficace à 85% pour empêcher les formes graves de la Covid-19, une donnée cruciale, car c’est ce qui permet d’éviter les hospitalisations et les décès, selon nos confrères du «Capital» et les spécialistes, le vaccin Johnson & Johnson présente plusieurs avantages logistiques en ne nécessitant qu’une seule injection, contrairement aux vaccins de Pfizer/BionTech, Moderna ou AstraZeneca. Ces derniers, eux, se prennent en deux doses espacées de plusieurs semaines. Par ailleurs, il est annoncé que la Chine, qui avait fourni au royaume une grande quantité de doses de vaccins anti-Covid-19, veillera à approvisionner le Maroc en 10 millions de doses pendant les mois d’avril et mai ; ce qui pourrait réduire considérablement la tension relative à la pénurie de vaccins qui s’annonce au Maroc et relancer la campagne de vaccination qui devra toucher environ 33 millions de personnes. Il est à préciser que le Maroc a participé au mécanisme Covax, une initiative mondiale qui collabore avec les gouvernements et les fabricants pour garantir la disponibilité des vaccins utilisés pour limiter la propagation de la pandémie de Covid-19. À l’heure actuelle, le mécanisme Covax a permis à plus de 100 pays participants de bénéficier d’un accès rapide et équitable à des doses de vaccins sûrs, efficaces et reconnus par l’OMS, qui couvriront jusqu’à 20% de la population de chaque pays, et ce, malgré la demande accrue et la disponibilité réduite des vaccins.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page